Les détails sur le business florissant de DSK depuis le Maroc

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Dominique Strauss-Kahn est installé au Maroc depuis quelques années. Le natif d’Agadir a même choisi d’y installer son nouveau business. Un business qui va au-delà des frontières nationales. Les détails.

Le magazine français Challenges a consacré un article sur le « lucratif » business de DSK en Afrique. Un business qui prend comme point de départ le Royaume.

En effet, l’ex-ministre français de l’Économie détient Parnasse International, une société de consulting domiciliée au Maroc. Celle-ci tourne à plein régime: en 2016, elle a pu dégager 3,6 millions d’euros de résultat net, selon le registre du commerce consulté par le média.

DSK, qui est le seul salarié de sa société, se consacre à son business au Maroc, mais surtout en terre africaine. Tunisie, Togo, Congo-Brazzaville ou encore Mauritanie, le consultant de luxe a fait de l’Afrique son nouveau terrain de chasse.

« C’est au printemps 2013, après s’être sorti de l’affaire du Sofitel de New York, que le pestiféré crée sa société. Deux personnes lui tendent alors la main. Le premier est un financier franco-israélien, Thierry Leyne, avec qui il monte le groupe Leyne Strauss-Kahn & Partners (LSK), une aventure qui va virer à la tragédie. Le second est un autre financier, d’origine bulgare, Wladimir Mollof, à la tête de la banque d’affaires Arjil », note le média.

Et d’ajouter qu’à partir de 2016, « les deux hommes travaillent sur la promotion du plan Tunisie 2020, organisant des roadshows pour attirer les investisseurs étrangers. (…) La même année, DSK et Mollof prospectent aussi au Congo. Ils cherchent alors à se positionner sur les négociations entre l’Etat et le géant du négoce Glencore. Mais DSK choisit de faire cavalier seul sur le continent, au grand dam de Mollof, qui a depuis coupé les ponts ».

Pour son aventure africaine, l’ex-directeur du FMI s’appuie d’abord sur ses liens avec Faure Gnassingbé, président du Togo, où il décroche un contrat en juin 2016. Grâce aux conseils de Strauss-Kahn, le pays décroche un prêt triennal du FMI en mai 2017. Depuis, DSK assure le suivi de l’exécution budgétaire.

« Satisfait de leur travail, le président Gnassingbé a ensuite poussé le Français auprès de Denis Sassou-Nguesso, le président congolais », relève Challenges. D’ailleurs, DSK conseille Sassou-Nguesso depuis un an. Ce dernier compte sur le Français pour décrocher un prêt d’ici à l’été pour faire face à la crise financière qui menace son pays.

En Mauritanie, DSK a notamment mis en relation la première fortune du pays, Mohamed Ould Bouamatou, avec l’agence Havas, qui le conseille face aux poursuites judiciaires lancées par le régime de Nouakchott. Les deux hommes sont voisins à Marrakech.

Soufiane Laraki 

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