Le tragique décès de la petite Idya à Tinghir bouleverse les Marocains

Idya était une fillette de deux ans. Comme tous les enfants de son âge, elle aimait jouer et courir à travers les grands espaces qu’offrent les vallées de Toudgha, près de Tinghir. Et comme tous les enfants en bas âge, Idya a souvent eu de petits accidents… Mais un beau jour, sa chute a été très douloureuse puisqu’elle a cogné sa tête violemment contre le sol. Inquiets, ses parents l’ont emmenée à l’hôpital de Tinghir. Mais celui-ci ne possède pas le matériel nécessaire pour diagnostiquer la nature de sa blessure.

Le médecin de service leur a conseillé de la transporter d’urgence à l’hôpital d’Errachidia. Une fois sur les lieux et après avoir été rassurés par le médecin de garde, les parents se sont tranquillisés. Sauf que cela n’a duré que quelques minutes, pour qu’on vienne leur annoncer que les médecins ont détecté une légère fracture de la boîte crânienne qui lui a causé un traumatisme.

Or, l’hôpital d’Errachidia n’est pas habilité à prendre en charge ce genre de lésions et il fallait transporter la petite au CHU Hassan II de Fès. Et c’est dans une ambulance décrépite que Idya et ses parents ont été obligés de parcourir plus de 500 kilomètres. Et une fois admise à l’hôpital, la petite a rendu l’âme devant les yeux désespérés des parents.

La nouvelle de sa mort a ému toute la région de Tafilalet et les associations se sont insurgées pour demander des comptes aux responsables pour n’avoir rien entrepris afin d’améliorer les services de santé dans la région.

« La vallée de Toudgha compte environ 100.000 habitants, est- il normal de parcourir des centaines de kilomètres pour se soigner ? », a dénoncé le cinéaste Kamal Hachkar sur sa page Facebook. Son cri du coeur a été entendu par de nombreux internautes, par des associations… puis repris par le Huffigton Post Maroc, par hespress et Le Site info. 

« Combien de femmes enceintes sont mortes sur les routes ? Combien de temps allons nous attendre pour que la dignité de ce Maroc soit respectée ? Combien d’enfants, de vieillards, de femmes devront mourir de froid, d’hôpitaux mal équipés et de l’indigence de nos politiques pour qu’enfin dans ce pays, les citoyens puissent jouir de leur droit à la santé, à l’éducation et La culture ? », dénonce Kamal Hachkar. La mobilisation ne fait que commencer.

T.J.


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