Le rapport alarmant sur l’enseignement au Maroc

C’est un secret de Polichinelle de dire que le secteur de l’enseignement dans notre pays est au plus mal. Cela fait des décennies que les jeux sont faits et que rien ne va plus au sein de nos établissements scolaires. Et la dernière goutte qui a fait déborder le vase, déjà plein à ras bords, ce sont ces agressions à répétition que des élèves ont osé perpétrer à l’encontre de leurs enseignants.
Et parmi les maux dont souffre le système éducatif de l’école publique, tous cycles confondus, le quotidien Al Massae révèle des chiffres alarmants qui donnent froid au dos. Ainsi, l’édition du journal de ce week-end des 18 et 19 novembre rapporte les résultats du rapport du ministère de tutelle, concernant des indicateurs pédagogiques, de 2009 à 2017.
Ledit rapport a été élaboré sous la houlette de la Direction de la stratégie, des statistiques et de la planification du ministère de l’Education nationale, de la formation des cadres, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Et il est aussi édifiant que pessimiste, eu égard à son constat à propos du surnombre des effectifs dans nos classes et de la déperdition scolaire.
Ceci a eu pour conséquence que parents et tuteurs préfèrent fuir l’école publique et inscrivent leur progéniture dans des écoles privées. Et si, en 2008, le nombre d’élèves ayant quitté le public pour le privé était de 9,6%, il était de 13% en 2012, et a grimpé à 16,7% en 2017.
Malgré les efforts du ministère, les effectifs des classes du primaire restent encore en augmentation et le nombre d’une classe est actuellement de 39 apprenants au primaire, en moyenne, alors que le rapport pointe des classes de 41 élèves, donc environ 40% du total national.
Il est aussi à noter que 41 enfants scolarisés sont victimes de déperdition au cycle primaire, et 150 000 collégiens sont victimes du même phénomène. Quant aux classes à multiples niveaux, elles sont de 73%,%, ayant deux niveaux, et de 7% pour celles de quatre niveaux!
Le journal, toujours selon le rapport de la Direction de la stratégie, des statistiques et la planification du MEN, relève d’autres indicateurs témoignant des dysfonctionnements où patauge l’enseignement et ce, depuis de longues décennies.
C’est dire que le système éducatif national n’est pas sorti de l’auberge. Malade, il requiert des soins intensifs qui tardent à le remettre sur pied. A moins que l’on ne décrète, à Dieu ne plaise, son trépas imminent!
Larbi Alaoui


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