Prostitution: 17 Marocaines arrêtées à Jakarta

17 Marocaines, âgées entre 22 et 37 ans, ont été arrêtées dans la capitale indonésienne, Jakarta, vendredi 21 octobre. Elles sont accusées de prostitution et d’infractions aux lois d’immigration.

L’arrestation a eu lieu suite à une descente policière dans une boîte de nuit. De sources concordantes, on apprend que les autorités indonésiennes contacteront l’ambassade marocaine pour connaître l’identité des personnes concernées. Elles ont eu du mal à communiquer avec les enquêteurs, puisqu’elles ne maîtrisent pas l’anglais. Elles ont aussi dissimulé leurs pièces d’identité et leurs passeports, ce qui pourrait aggraver leur situation et les exposer à de lourdes peines allant jusqu’à 10 ans de prison ferme.

D’après les médias indonésiens, l’opération d’arrestation a dévoilé l’implication d’un réseau constitué par des personnes de l’Irak et des pays de Golfe. Toujours selon ces mêmes sources, les Marocaines sont très sollicitées dans les boîtes de nuit de la capitale indonésienne. Elles peuvent gagner entre 250 à 500 dollars pour chaque client du Moyen-Orient.

Le directeur du bureau d’immigration a confirmé qu’une bande opérant dans le trafic humain organise le recrutement, le voyage et la méthode de travail des prostituées. Il a affirmé que l’enquête qui se poursuivra a pour but de mettre la main à tout le réseau. Le quotidien arabophone précise que malgré le nombre élevé des arrestations, les autorités indonésiennes n’ont toujours pas réussi dénicher le chef du réseau et que les Marocaines sont généralement recrutées par la force pour travailler dans les plus importantes boîtes de nuit, notamment « Les trois chevaux » et « Dilayla ». D’autres filles sont basées dans des villas meublées dans une zone appelée « La montagne ».

K.B.

Articles similaires

Suggestions d’articles

Fès : le non-respect des mesures sanitaires sévèrement sanctionné (Vidéo)

Face à la montée en flèche des nouveaux cas confirmés de coronavirus, les autorités de Fès ont lancé une vaste campagne contre le non respect des mesures de sécurité sanitaire.