La ministre Nezha El Ouafi a fait parler d’elle en Israël

Une récente intervention de la ministre déléguée auprès du ministère des Affaires étrangères chargée des Marocains résidant à l’étranger, Nezha El Ouafi, a été relayée par des médias hébreux.

Intervenant samedi dernier lors de l’ouverture de l’université d’hiver à Ifrane, la responsable gouvernementale a appelé à « l’institutionnalisation du judaïsme au Maroc ». Des propos relayés par le site arabophone Siyassi, puis repris par Article19.

La ministre « est également revenue sur l’histoire du judaïsme au Maroc, ainsi que sur la position du pays lors de la Seconde Guerre mondiale. Les Juifs du Maroc n’avaient alors pas été touchés par la Shoah. Le Sultan Mohammed Ben Youssef, puis le Roi Mohammed V, avaient refusé que les lois anti-juives du régime de Vichy soient appliquées aux sujets juifs marocains, alors même que le Maroc était sous protectorat français », rapporte The Times of Israël, citant le site marocain francophone.

La ministre a ajouté qu’au « fil du temps, la société marocaine a développé un sens aigu de l’entente et de l’acceptation de l’Autre et a fait preuve d’une volonté inébranlable de préserver la mémoire commune aux adeptes des Trois Religions et de conserver plus particulièrement l’esprit de coexistence et de concorde qui prévalait durant la période andalouse », fait savoir le média hébreu.

Le journal hébreu rappelle que la communauté juive marocaine, estimée aujourd’hui à moins de 3 000 âmes, « reste la plus importante du monde arabo-musulman ». « Le pays abrite le seul musée d’art et d’histoire hébraïque de la région, fondé en 1998 à Casablanca. Les touristes israéliens qui viennent sur les traces de leurs ancêtres sont les bienvenus », peut-on lire.

« Le Maroc a une position encore plus particulière puisque le préambule de sa constitution évoque son ‘affluent hébraïque’, que des juifs marocains ont occupé des postes de ministres, et que Mohammed VI, comme son père avant lui, en compte un parmi ses conseillers – André Azoulay », indique The Times of Israël.

Et de conclure: « C’est sous l’impulsion royale qu’ont été menés ces dernières années des programmes de rénovation des cimetières juifs et des quartiers urbains où vivait autrefois cette communauté qui comptait 200 000 à 300 000 membres avant les vagues de départ liées à la création de l’Etat hébreu en 1948 puis à l’indépendance du pays en 1956 ».

M.D.




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