La grande braderie: 200 écoles publiques fermées ou cédées au privé

C’est une rentrée scolaire catastrophique à bien des égards. La généralisation de l’enseignement tant chantée ressemble beaucoup plus, aujourd’hui, à un mirage

Alors que les Marocains revendiquent l’ouverture d’un plus grand nombre d’écoles et le recrutement de professeurs, la tendance qui s’affiche contredit totalement leurs aspirations.

En effet, des chiffres révélés par l’union des étudiants et des élèves pour le changement du système éducatif, font état de la fermeture de plus de 200 écoles depuis 2008. Ce qui donne 25 écoles supprimées chaque année et des milliers d’élèves complètement désorientés.

Il s’agit, ajoute le communiqué de cette union, de la cession de plusieurs écoles publiques au secteur privé et de transformation d’un grand nombre d’écoles en résidences privées, puisque l’Etat a cédé devant l’avidité des spéculateurs immobiliers. Ainsi, toutes les villes du Royaume sont concernées. Mais c’est surtout Casablanca qui occupe le haut du podium, puisque c’est là où les promoteurs immobiliers ont pu s’octroyer un certain nombre d’écoles situées dans des quartiers résidentiels, comme Beauséjour, CIL,Maârif et autres, pour les transformer en immeubles.

A Marrakech, les écoles Al Jahid, Anoual, Abouab Marrakech, ou encore Al Mandar Al Jamil, Riad Al Hamama, ainsi que le collège Al Mawridi ont été le théâtre de grandes manifestations à cause du manque de cadres pédagogiques.

A Fès, c’est le collège Mahdi El Manjara qui a été fermé et tous les élèves transférés vers le collège Moulay Rachid. Il en va de même pour Tanger, Oujda, Taza, Safi, Khouribga, Agadir etc.

Entre-temps, les classes des écoles et des collèges connaissent un encombrement énorme qui perturbe sérieusement l’activité pédagogique.

T.J


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