Khadija Hamouchi, Belgo-Marocaine à la conquête de la Silicon Valley

Khadija Hamouchi, jeune Bruxelloise d’origine marocaine est une de ces figures dont le royaume devrait être fier. A 26 ans, elle a inventé un réseau social SEJAAL qui l’a emmenée jusqu’à San Francisco, à la Silicon Valley. Portrait et parcours.

Son rêve dans la vie a toujours été d’être enseignante et elle a tout fait pour. Après avoir effectué son enseignement primaire et secondaire à Molenbeek, Khadija Hamouchi rejoint les bancs de l’université Saint Louis, afin d’y étudier l’anglais, le néerlandais et la littérature.

Une fois le diplôme en poche, elle quitte la Belgique et s’installe à Londres pour préparer son master en éducation : culture, language and identity. Mais les études outre-Manche sont très chères et elle n’a pas eu droit à la bourse tant espérée qui lui aurait permis des fins de mois moins difficiles. C’est pour cela que durant deux ans, elle enchaîne les petits boulots pour financer ses études.

Elle enseigne ensuite les langues en freelance pour les personnes de son entourage. Une révélation pour elle ! Ambitieuse et passionnée par les langues, elle décide encore une fois de faire ses valises et se dirige vers le pays des pharaons où elle découvre le talent de la jeunesse égyptienne et la patience des professeurs de ce pays connu pour sa culture.

Révoltée, elle se rend compte du décalage entre le corps enseignant et la jeunesse arabe qui se caractérise par sa débrouillardise. Elle comprend alors que ni l’un ni l’autre n’est fautif, mais que le système a créé un vide entre les deux. A partir de ce moment-là, l’idée de son projet commence à émerger.

SEJAAL sera le nom de son projet. Qu’est ce que SEJAAL ? C’est une application web qui forme, dans le monde arabe, les jeunes de 18 à 30 ans à du contenu d’apprentissage qui peut se matérialiser sous forme de vidéo, d’infographie ou d’article. L’application se divise en trois thèmes : l’industrie, le développement personnel et la communication dans le milieu professionnel.

Fonctionnant tel un réseau social, SEJAAL compte une timeline, un espace pour les commentaires. Mais le plus de cette application est qu’elle apporte une valeur ajoutée à ses utilisateurs. Khadija Hamouchi explique aux médias belges que son invention est une sorte de Facebook amélioré pour l’éducation. Le contenu de SEJAAL se présente actuellement en trois langues : arabe, français et anglais. Khadija Hamouchi a aussi pour projet de créer du big data qu’elle pourra stocker et revendre à une industrie d’éducation.

Le projet de Khadija Hamouchi a étonné et impressionné le jury de la cérémonie de l’entreprenariat en Afrique et a reçu pour cela 25.000 dollars pour sa conception. La jeune Bruxelloise est une femme qui voit loin. Pour SEJAAL, elle a passé plusieurs entretiens pour que son projet soit accepté au sein de la Silicon Valley.

Bonne nouvelle ! Le projet a été sélectionné à San Francisco. Depuis ce jeudi 1er septembre, Khadija Hamouchi se trouve aux Etats-Unis et a pour voisins la plateforme Facebook et d’autres grandes entreprises internationales.

M. D.


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