Kénitra: une élève exclue à cause du port du voile, sa maman est désespérée

Une élève a été interdite de poursuivre ses études dans un établissement de l’enseignement catholique au Maroc (ECAM) à cause de son voile, à Kénitra. Sa maman est désespérée car sa fille va rater l’occasion de passer les examens, comme ses camarades de classe.

Pire, l’état psychique de la jeune fille n’augure rien de bon et risque de s’aggraver davantage, a déploré la maman dans une déclaration à Le Site info. « La décision prise par l’administration de l’établissement à l’encontre de ma fille est injuste et incompréhensible », a-t-elle protesté.

Encore plus incompréhensible, l’administration de l’établissement en question a décidé de faire poireauter l’élève à la bibliothèque et lui a interdit l’accès à la salle de classe. Une sanction ubuesque comme si la jeune fille avait commis on ne sait quelle grave infraction au sein de l’établissement scolaire! Cette mesure « disciplinaire » attentatoire a eu comme effet d’aggraver davantage le moral et l’état psychique de la jeune élève.

Par ailleurs, le tribunal de première instance de Kénitra a décidé le report de l’examen de cette affaire de l’élève exclue de la classe pour port du voile au mardi prochain. Et ce, sur demande de l’avocat de l’établissement de l’enseignement français au Maroc pour la préparation de sa plaidoirie.

De son côté, Me Rachid Aït Belarbi, avocat à Kénitra, avait précédemment déclaré à Le Site info qu’un établissement de l’enseignement catholique au Maroc (ECAM) avait interdit l’accès de la salle de cours à une élève marocaine à cause de son voile. Attitude proscrite par la loi marocaine et par la Constitution, avait souligné l’avocat.

Me Aït Belarbi avait également précisé que l’administration de l’établissement avait fait subir à la jeune fille, âgée de 12 ans, un véritable interrogatoire ayant duré de longues heures. Lequel interrogatoire illégal et anti-pédagogique consistait en questions sur ses « convictions et croyances » et sur l’identité des personnes l’ayant convaincue de porter le voile. De même que l’établissement a rappelé à la maman de l’élève le règlement intérieur qui stipule qu’il est interdit de se couvrir les cheveux. La maman a donc dû avoir recours à la justice pour avoir gain de cause contre cette injustice ségrégationniste flagrante.

Larbi Alaoui

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