Ifrane: Abdeslam Ahizoune répond aux graves accusations

Tout commence par un long article à charge du quotidien Le Monde qui qualifie Ifrane de « petit bourg » du Moyen Atlas, au Maroc, dont le nom fait rêver les athlètes et cauchemarder l’IAAF, la Fédération internationale d’athlétisme! »

Le quotidien revient sur l’histoire du contrôle antidopage esquivé par la marathonienne française Clémence Calvin et son compagnon, en affirmant que c’est à Marrakech qu’a éclaté l’affaire et que le couple fréquente régulièrement la ville d’Ifrane pour s’entraîner.

Le Monde indiquait le 5 avril que l’athlète française a fait appel à un spécialiste du droit du sport pour échapper à la suspension de quatre ans qu’elle risque après s’être vraisemblablement soustraite à un contrôle antidopage, le 27 mars à Marrakech. Interrogé par L’Equipe, Abdeslam Ahizoune, président de la Fédération Royale d’Athlétisme, a réagi en indiquant qu’il n’était pas au courant de ce contrôle sur le sol marocain. « Je suis au courant que des millions de Français visitent le Maroc chaque année, mais je ne connais pas chaque numéro de passeport ou ce qu’il fait dans la vie. Ce serait me donner trop d’importance ».

Pour ne rien arranger, la Fédération Française d’Athlétisme a annulé un stage qu’elle planifiait à Ifrane. « Ils sont libres d’envoyer leurs athlètes où ils veulent, et de toute façon, ils ne les envoient pas à la Fédération Royale Marocaine. L’an passé, il y a bien eu une grande concentration d’athlètes français à Agadir, en grande pompe. Il y a un problème de dopage en France, comme ailleurs, et nous pointer nous, fédération étrangère d’un pays ami, c’est faire diversion », se défend Ahizoune.

Le président de la FRMA rappelle la lutte de la fédération contre le dopage et insiste sur le fait qu’Ifrane n’est pas une « bourgade », mais une « ville propre ».

« Nous avons établi une loi contre le dopage, nous multiplions les contrôles, au-delà de ce que demande l’IAAF… Je ne comprends pas pourquoi Le Monde s’est acharné sur le Maroc dans cet article. Parler du Maroc concernant un sportif français dopé, c’est une manière de noyer le sujet principal et utiliser un bouc-émissaire », nous confie une source bien informée. « Le Maroc lutte contre le dopage depuis des années… Parler de plaque-tournante, c’est vraiment du n’importe quoi alors que le Royaume fait tout pour protéger ses athlètes, ainsi que ses rapports avec les autres fédérations. La question est: qui cherche à déstabiliser la fédération depuis plusieurs années? ».

En 2016, le projet de loi N 97-12 relatif à la lutte contre le dopage dans le sport a été adopté, à l’unanimité par la Chambre des représentants.

Ce projet de loi vise à prévenir et lutter contre le dopage dans le sport, préserver la santé des sportifs et éviter les pratiques portant atteinte à la déontologie du sport, ses valeurs et ses objectifs, et ce à travers la création de l’Agence marocaine antidopage. Depuis, le Maroc ne cesse de multiplier les efforts dans cette lutte contre le dopage et la fédération d’Athlétisme mène une stratégie draconienne pour combattre le fléau.
Le Maroc avait déjà adopté la Convention internationale de lutte contre le dopage dans le sport le 19 octobre 2005 à Paris, publiée par le Dahir N 1.09.45 du 1er Ramadan 1432 (2 août 2011), ainsi que le Code mondial antidopage de l’Agence mondiale antidopage du 5 mars 2003.
S.L.


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