Hirak: Zefzafi n’apprécie pas Mustapha Ramid

Le père de Zefzafi a une fois de plus réitéré son “droit” de disposer du dossier médical de son fils auquel il n’a jamais eu accès, taclant au passage Mustapha Ramid. Retour sur une polémique.

Ahmed Zefzafi, le père du leader du Hirak, a d’abord rappelé sur son compte Facebook que Ramid, a botté en touche en disant: “Je ne suis au courant d’aucune plainte officielle d’aucune des parties”. Zefzafi père faisait allusion aux plaintes que son fils aurait adressées au ministre de la Justice, Mohamed Aujjar, au Procureur général du Royaume et à l’Administration générale des prisons en date du 28 janvier 2019.

Zefzafi se serait plaint dans ces missives d’avoir été négligé en prison le 26 janvier 2019, alors que son état de santé prêtait à l’urgence. Il avait été transporté ensuite à l’hôpital Ibn Roch pour des soins et analyses qu’il avait jugé insuffisants. L’affaire avait été médiatisée par son père qui déplorait les conditions de détention de son fils.

Au cours d’une conversation téléphonique, Ahmed Zefzafi a rapporté à son fils que le ministre d’Etat chargé des Droits de l’Homme, Mustapha Ramid, avait l’intention de saisir le Conseil national des droits de l’Homme afin de statuer sur son cas. Une annonce faite par ce dernier à l’occasion d’une réunion avec la Chabiba du PJD.

Zefzafi, sceptique, aurait répondu à son père, que le “ministre avait tendance à se confondre dans les contradictions”. C’est que les Zefzafi père et fils, accordent peu de crédibilité au Conseil national des droits de l’Homme, qu’ils jugent “partial”. Aussi, pour faire la lumière sur l’incident à Oukacha le 26 janvier dernier, ils réclament les images des vidéos en possession de l’administration pénitentiaire. Soumises à une expertise technique, elles documenteraient (selon eux) sur ce qui se serait réellement passé au cours de l’attente du médecin qui devait prodiguer les soins à Zefzafi.

Le père de Zefzafi a donc réitéré son “droit” de disposer du dossier médical auquel il n’a jamais eu accès. Pour cela, il est revenu sur l’AVC du mois de mars dont aurait été victime son fils et qui a nécessité son transport à l’hôpital.

M.J.K.

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