Hirak: la Wilaya s’explique après la manifestation de Rabat

L’intervention des autorités locales et des forces publiques pour disperser le rassemblement d’un groupe de personnes, samedi vers 19h à l’avenue Mohammed V à Rabat, intervient en application des dispositions du dahir N° 1.58.377, publié le 15 novembre 1958, relatif aux rassemblements publics, tels que modifié et complété, notamment l’article 17, indique la Wilaya de la région Rabat-Salé-Kénitra.

Une manifestation avait eu lieu devant le Parlement. L’objectif était de réclamer la libération des détenus du Hirak et en particulier de Silya, qui souffre actuellement de troubles dépressifs. De nombreuses femmes étaient présentes et ont scandé des slogans en solidarité avec les détenus d’Al-Hoceima. Mais les choses ont mal tourné et les vidéos diffusées par de nombreux sites ont montré des scènes qui ont scandalisé les internautes.

« Le représentant des forces publiques a demandé, comme notifié dans l’article 21 dudit dahir, aux personnes présentes de mettre fin à ce rassemblement du fait qu’il représente une atteinte à la sécurité publique et une entrave à la circulation, indique la Wilaya dans un communiqué, notant que « certaines personnes parmi les manifestants ont refusé d’obtempérer et prémédité de provoquer et d’agresser verbalement et physiquement les éléments des forces publiques qui ont été contraintes, en coordination avec le parquet général compétent, d’intervenir pour disperser cet attroupement ».

Lors de cette intervention, souligne la même source, certaines personnes ont simulé l’évanouissement en s’écroulant par terre, ajoutant que les services de la protection civile sont intervenus pour les transporter à l’hôpital Ibn Sina qu’ils ont aussitôt quitté.

Khadija Ryadi, membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), a dénoncé l’intervention des forces de l’ordre au micro de hespress. « Nous sommes venus pour manifester pacifiquement pour plus de démocratie. Et nous nous sommes heurtés à la répression.Les gens ont été violentés et ce n’est pas normal », déclare Khadija Ryadi. « Voilà ce que font les forces de l’ordre tous les jours dans le Rif et ils viennent encore de le prouver. Nous sommes bien loin d’être un pays des droits de l’homme », ajoute-t-elle.

(avec MAP)


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