Hirak: ce qu’a dit Zefzafi au tribunal de Casablanca

La Cour d’appel de Casablanca a ouvert mercredi la première audience en appel des 52 activistes du Hirak, qui contestent des sanctions d’un à 20 ans dont ils avaient écopées il y a de cela cinq mois.

Nasser Zefzafi, le leader  du mouvement Hirak, a refusé à l’audience d’appel, de décliner son identité devant le juge après que le tribunal ait demandé à tous les détenus de s’identifier. « Ce n’est pas votre affaire et cela n’a rien à voir ni avec l’audience ni les accusations », a déclaré Zafzafi en ajoutant « j’ai été déchu de ma nationalité et mon identité aujourd’hui est Oukacha ».

A la clôture de la réunion, les détenus ont fait des signes de victoire en scandant: « nous avons juré de ne pas lâcher prise, vive le Hirak, vive la Patrie ».

La défense s’est dite « pessimiste en l’absence de signaux positifs » pour l’issue de ce procès en appel. A titre de rappel à l’occasion de l’Aïd Al Adha en août dernier, onze personnes parmi ces détenus avaient été graciées par le roi.

Peu auparavant, ce même jour à Salé, la cour d’appel antiterroriste de Salé confirmait le jugement du tribunal de première instance et condamnait une autre figure du Hirak, El Mortada Iamrachen à cinq ans de prison ferme pour « apologie du terrorisme ».

El Mortada avait été accusé d’avoir diffusé sur son mur Facebook et partagé deux publications en 2016 et 2017 jugées juridiquement quelque peu excessives.  Cela avait à l’époque soulevé un mouvement de sympathie et un tollé dans la toile.

M.J.K

 


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