Héritage au Maroc: Amina Bouayach plaide pour l’égalité femmes/hommes

La présidente du Conseil national des droits de l’Homme a révélé que de nombreuses familles, surtout celles qui n’ont pas de progéniture mâle, ont recours à de nombreuses formalités complexes en contrepartie des règles normales régissant les droits d’héritage, telles que la vente, la donation ou la bienfaisance.

Ceci, a expliqué Amina Bouayach, dans le but de la protection de leurs filles et ce qui peut leur advenir comme privation, de leur domicile, après le décès du père, ou la protection de l’un des conjoints encore en vie ou, enfin, pour la réalisation de la parité entre leurs enfants, filles et garçons.

Lors de son allocution, mardi 14 juin, à l’occasion de la présentation des résultats de l’étude sur « Le système successoral au Maroc. Quelles sont les opinions des Marocains ? », la présidente du CNDH a assuré que l’étude précitée plaide pour la parité hommes/femmes à propos de l’héritage. Et d’ajouter que toutes les mesures préconisées ne pourront pas constituer une solution au profit de toutes les familles, vu les risques et les litiges que cela ne manquera pas d’engendrer, de même que la possibilité limitée permettant d’avoir recours aux mesures précitées inhérents aux frais que cela exige ou aux conditions sociales de la famille.

« Le travail de la femme et sa participation au budget familial l’a muée, de façon transcendante, d’être inactif en être actif et efficient sur qui compte de nombreuses familles matériellement et immatériellement. Et cela est prouvé par les statistiques du Haut-Commissariat au plan (HCP) de l’année 2020, qui ont conclu que le pourcentage des familles, dont les ressources sont subvenues par des femmes, a été de 16,7% sur le total des familles marocaines », a précisé Amina Bouayach.

Aussi, s’est-elle interrogée, comment la société peut bénéficier de tous ses atouts propres et objectifs en vue de la réalisation du développement escompté, sans l’adoption de mesures octroyant aux femmes et aux hommes des droits égaux concernant les ressources économiques, le droit à la propriété, entre autres acquis, ainsi que l’opportunité de bénéficier des prestations pécuniaires, de l’héritage et des ressources naturelles, à l’horizon de l’an 2030.

L.A.


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