Hémicycle: harcèlement sexuel, vol de chèques et falsification de signature

La léthargie de la Chambre des représentants, causée par le chômage technique des députés, vient  d’être frappée par un brusque réveil dont les maîtres mots sont harcèlement sexuel, vol de chèques et falsification de signature. La victime de cette trilogie, une jeune femme fonctionnaire de l’Hémicycle, a déposé plainte contre son supérieur  hiérarchique pour les faits précités, rapporte le quotidien arabophone Al Akhbar.

Messages à caractère sexuel, via Facebook et WhatsApp, invitation pour un week-end « coquin » et agréable à Marrakech, rien n’a été épargné à cette mère de famille, divorcée et âgée de 38 ans, affirme cette même source. Sans parler des attouchements révoltants que ferait subir ce responsable qui travaille à la Chambre des représentants, que ce soit dans son bureau ou dans celui de sa victime. D’ailleurs ce présumé harcèlement, aussi bien sexuel que moral, ne date pas d’hier puisque, déjà le 14 février dernier, la jeune femme avait déposé plainte auprès du Procureur du Roi près du Tribunal de première instance de Rabat.

Et comme, parfois, un malheur n’arrive jamais seul, la fonctionnaire avait découvert que son chéquier, se trouvant dans son sac à main, avait été « soulagé » d’un certain nombre de chèques. Plus grande a été sa surprise quand elle a découvert que l’un de ses chèques, d’un montant de 400.000 DH, a été déposé à sa banque avec une fausse signature, mais heureusement n’a pas été encaissé. Une autre plainte, accusant son harceleur de chef pour vol et usurpation signature, a été déposée auprès de la Direction générale de la sûreté nationale.

Et l’Hémicycle dans tout cela? Motus et bouche cousue? Au lieu de présenter le présumé coupable au Conseil de discipline de la Chambre des représentants, l’on essaie d’étouffer l’affaire ou, du moins, de multiplier les réunions avec la jeune femme afin de la dissuader de recourir à la justice et, ainsi, de dédouaner son supérieur hiérarchique. Ce dernier, de son côté, a riposté en déposant une plainte auprès du Tribunal de première instance de Témara, accusant sa subordonnée de déclarations fausses et diffamatoires et exigeant d’elle le remboursement des 400.000 DH qu’il dit lui avoir prêtés. De quoi semer le trouble et le doute.

Sans doute, les prochains jours apporteront plus de lumière sur qui a fait quoi dans cette affaire de harcèlement sexuel, vol de chèques et falsification de signature au sein de la Chambre des représentants.

Larbi Alaoui


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