Harhoura: des demeures huppées construites dans l’anarchie

photo d'archives ©DR

Les scandales du domaine public maritime qui ont défrayé la chronique sont de retour.

Des projets immobiliers, valant des milliards et appartenant à de hauts responsables, des personnalités politiques et partisanes connues, sont en train d’être édifiés sur le littoral d’Harhoura, sans raccordements sanitaires.

Selon les sources du quotidien, le bras de fer qui a éclaté entre le gouverneur de la ville de Témara, Younes El Kassimi et le maire, l’istiqlalien Mohamed Fawzi Benallal, a révélé la manière avec laquelle on traite l’urbanisme dans la région.

Al Massae ajoute que des projets immobiliers s’étalant sur des dizaines d’hectares poussent comme des champignons, en un temps record, dans l’irrégularité quant aux procédures et aux mesures administratives pour l’octroi des autorisations de bâtir. Ils se construisent sans que toutes les conditions légales ne soient réunies, dont l’accord de l’agence urbaine.

Les mêmes sources affirment que tous les projets en construction actuellement sur le littoral de Harhoura se débarrasseront des eaux usées… dans la mer. Ce qui constitue une véritable menace pour  l’environnement et les plages de la région.

Les sources d’Al Massae s’étonnent du mutisme de l’agence urbaine et de la municipalité et se demandent comment elles ont fermé les yeux lors de l’étude des dossiers de demande de construction des résidences et villas huppées avec piscine.

Al Massae affirme que le gouverneur de Témara a fini par jeter l’éponge face à l’anarchie immobilière, après s’être contenté, en décembre 2015, d’une correspondance au maire lui demandant de retirer les autorisations accordées et obtenues de façon tortueuse.

Le quotidien ne dit pas si ses projets, faute de raccordements sanitaires, seront dotés d’installations autarciques fonctionnant sans raccordement aux eaux usées.

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