Hammouchi sanctionne un officier harceleur à Meknès

Sur ordre de Abdellatif Hammouchi, patron de la DGSN, une commission d’enquête a débarqué à la préfecture de police de Meknès. Cette commission ne s’apprête pas à enquêter sur un dangereux criminel en fuite. Cette fois-ci, selon le quotidien Assabah, il s’agit plutôt d’une enquête interne impliquant trois policières qui se disent victimes de harcèlement de la part de leur supérieur hiérarchique.

Sous le regard indifférent de la préfecture de police, surtout que ledit supérieur était connu pour son attitude irrespectueuse envers les femmes qui travaillent avec lui et son mépris de la loi et des convenances, personne n’osait se plaindre de ses agissements. Il ne maîtrisait que le langage de la menace et disposait d’un réseau de relations qui le mettait à l’abri de toute accusation, précise le quotidien.

C’est donc pour ces raisons évidentes, que les trois policières ont décidé d’envoyer une plainte directement au bureau de Hammouchi, qui a surpris tous les responsables de la police de Meknès en répondant à la requête, dépêchant des inspecteurs sans préavis. Il s’en est suivi le renvoi dudit responsable de Meknès à la préfecture de Tanger, sans poste attribué, dans l’attente de la fin de l’enquête interne.

Les associations féminines qui luttent contre le harcèlement sexuel applaudissent la rapidité avec laquelle le patron de la DGSN réagit face aux plaintes portées par les femmes dans les services de police. Néanmoins, elles déplorent la légèreté des peines attribuées aux harceleurs, souvent concrétisées par des sanctions administratives et non judiciaires. Elles font appel au ministère de la Justice pour agir en collaboration avec la DGSN pour réprimer ces tendances. A noter que les nouvelles législations nationales relatives au harcèlement ont durci les sanctions pour les cas où le harceleur est un responsable hiérarchique.

Fédoua Ennajy




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