Graves accusations contre des professeurs de l’Université Cadi Ayyad

Abdellatif Miraoui, président de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, assure qu’une enquête sérieuse sera diligentée sur les accusations portées par le Centre national des droits de l’Homme contre certains professeurs et responsables.
Ces graves accusations portent notamment sur des « scandales sexuels » en contrepartie de l’obtention de bonnes notes.
Dans une déclaration à Le Site info, Abdellatif Miraoui affirme sa détermination à connaître le fin fond de cette histoire et qu’il ne tergiversera aucunement à prendre les mesures nécessaire à l’encontre des présumés coupables.
Ceci, a-t-il ajouté, sitôt que l’enquête en cours aura apporté des preuves concordantes sur les accusations. Dans ce cas, « je jure que je n’hésiterai pas à sévir contre les responsables », a promis le président de l’Université Cadi Ayyad.
Une plainte du centre a été déposée auprès du chef de gouvernement, à la Cour des comptes, au ministère de l’Education nationale, de la formation des cadres, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, auprès de certains de ses services, entre autres instances nationales. Accablante, ladite plainte pointe le délabrement pédagogique, administratif et financier où « pataugent l’université et ses facultés ». Le centre dit détenir des documents compromettants.
« Harcèlement sexuel, falsification des notes en contrepartie de monnaie sonnante et trébuchante, falsification des dossiers de promotion des professeurs et magouille entachant les résultats des concours d’entrée et l’accès aux cycles des masters »…la liste des accusations est très longue.
Le Centre national des droits de l’Homme dénonce des dizaines de « professeurs fantômes » qui brillent par leurs nombreuses absences ou ne daignent venir que rarement aux établissements où ils sont censés enseigner. Leur présence, note ironiquement la plainte, n’est visible que sur les tableaux des emplois de temps, spécialement à la faculté des lettres. De leurs côtés, les professeurs visés ont assuré qu’ils allaient porter plainte à leur tour contre le centre, que toutes ces accusations sont « infondées » et ont pour seul objectif de « nuire à la réputation de l’université ». Affaire à suivre.
Larbi Alaoui et Mohamed Assaouar


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