Les grands soucis des veuves des daeshiens marocains

Leurs maris sont partis pour le Jihad en Syrie et en Irak et n’ont plus donné signe de vie. Certaines épouses ont quand même reçu des communications téléphoniques leur annonçant la mort de leur conjoint. En plus du deuil et de la tristesse d’avoir perdu un mari, ces femmes se trouvent confrontées à un véritable imbroglio juridique.

En effet, elles ne peuvent pas se procurer le document officiel attestant du décès de leurs maris, puisque les autorités marocaines n’en ont aucune preuve. Par conséquent, ces veuves demeurent suspendues sans aucun statut matrimonial précis. Elles ne peuvent pas épouser un autre homme, puisqu’elles sont toujours officiellement mariées. Tout comme elles ne peuvent pas prétendre aux aides accordées aux veuves dans le cadre du programme gouvernemental, puisqu’elles ne peuvent pas présenter un certificat de veuvage.

Dans la seule ville de Salé, elles sont plus d’une vingtaine à se trouver dans cette situation, déclare Maître Abdallah El Hamzaoui qui s’occupe du cas de ces femmes.

Selon hespress.com, il leur a trouvé une solution consistant à demander le divorce pour cause d’abandon du mari du domicile conjugal. La justice peut prononcer le divorce dans ces cas, mais un autre problème surgit : la veuve qui demande la divorce et l’obtient ne peut pas prétendre, d’après la législation marocaine, à l’héritage.

Un cercle vicieux dans lequel continuent de tourner ces femmes, pour la plupart portant la burqa, et qui trouvent des difficultés énormes à trouver du travail pour survivre auprès des rares fournisseurs d’emplois qui consentent à les recruter.

S.L.


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