Furieux, Ramid poursuit en justice le quotidien Assabah

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Un article traitant du haut conseil de la magistrature n’a pas été du goût de Ramid, le ministre de la justice, qui a décidé de porter l’affaire devant la justice.

Ces derniers temps, Mustapha Ramid, le ministre de la justice a les nerfs à fleur de peau. Pour un oui ou pour un non, il exprime sa colère. Hier, c’était le ministre de l’intérieur qui l’a irrité, à tel point qu’il posta sur son compte Facebook, un message dénonçant sa marginalisation par Hassad. A présent, il s’attaque carrément à un média, le quotidien Assabah en l’occurrence, qui aurait publié de fausses informations se rapportant à la convocation du Haut conseil de la magistrature.

Ramid compte poursuivre le média en justice, et comme il est avocat de profession, il saura mettre dans son dossier tous les ingrédients pour incriminer le quotidien et lui imposer des dommages et intérêts conséquents.

Que reproche Ramid au quotidien Assabah ?

Dans sa livraison du lundi 19 septembre, le quotidien a titré en manchette à la Une que Ramid voulait « se venger des magistrats ».

Le journaliste, auteur de l’article, s’appuie sur des informations selon lesquelles, le ministre de la justice et président-adjoint du haut conseil de la magistrature, serait pressé de convoquer une session extraordinaire dudit conseil afin de traiter un certain nombre de dossiers disciplinaires et de mutation.

Selon le journaliste, Ramid attend le feu vert du palais, pour tenir cette session avant la fin de son mandat qui expire  le 14 octobre prochain. Toujours selon Assabah, l’inquiétude règne dans les rangs de magistrats, notamment du parquet, qui s’attendent à un mouvement de mutations qui devancerait la création du conseil du pouvoir judiciaire, seule instance constitutionnelle habilitée à décider des mesures à prendre tant pour les mutations que pour les questions disciplinaires.

Mais, dans son traitement de ce sujet, le journaliste a parlé de mesures de vengeance envers les magistrats. Ce sont peut-être ces propos qui ont irrité le ministre et l’ont poussé à prendre la décision de poursuivre le quotidien en justice.

Ramid a démenti catégoriquement ces informations, précisant que l’ordre du jour du haut conseil de la magistrature dans sa dernière session a clôturé ses travaux par l’élection des magistrats, membres du conseil du pouvoir judiciaire et qu’aucune autre session n’est prévue, d’autant plus que c’est le Roi qui est habilité à convoquer ce conseil.

Il a en outre indiqué que face à la répétition d’attaques de la part de ce journal, il a décidé de porter l’affaire devant la justice.

Mais, selon un responsable du syndicat national de la presse nationale, Mustapha Ramid aurait pu se contenter d’envoyer au quotidien une mise au point, au lieu d’ester en justice, puisque c’est une disposition légale qui est censée réparer le préjudice subi.

T.J

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