Pourquoi le festival Mawazine 2016 est une réussite

Le festival Mawazine, qui s’est déroulé du 20 au 28 mai à Rabat, est incontestablement une réussite comparé aux années précédentes. Voici pourquoi.

Tout d’abord, il ne faut pas oublier que l’année dernière le festival avait été entaché par la polémique autour de Jennifer Lopez : son concert, jugé «trop sexy» et diffusé en direct sur 2M, avait choqué le PJD et du coup, provoqué une grosse polémique.

Sans parler des autres mini-scandales comme celui du chanteur de Placebo qui avait défendu la cause Gay en plein concert…Cette fois, le casting a été bien étudié.

Iggy Azalea, Christina Aguilera et les danseuses de Pitbull, ont enflammé la scène, sans pour autant provoquer l’hystérie des islamistes.

Par ailleurs, le festival a connu des moments forts, voire très forts. L’hymne national, lors du concert de Maître Gims qui a remercié le roi Mohammed VI pour l’Afrique, restera assurément gravé dans les mémoires.

On peut donc affirmer, sans prendre de risques, que la com’ du festival a été une totale réussite, les artistes brandissant régulièrement les couleurs nationales à la fin de leur spectacle.

Les mauvaises langues diront que plusieurs stars les ont fait attendre avant d’arriver sur scène, comme cela arrive chaque année, mais c’est le lot de tous les grands festivals dans le monde. Les stars internationales, on le sait très bien, sont ingérables et ne sont pas disciplinées.

Lors du concert de Abdelaziz Stati, sur la scène de Salé où étaient regroupées plus de 250.000 personnes, les autorités ont évité le pire. On aurait très bien pu revivre le drame de 2009, où 11 personnes avaient trouvé la mort, si la sécurité n’avait pas été au rendez-vous. Ce soir-là, Mawazine a connu un record d’affluence avec les trois stars de la chanson chaâbi Hajib, Alamri et Stati, devant plus de 250.000 spectateurs. Dernier record à retenir : 300.000 personnes, le 26 mai, au concert de clôture à Salé de Najat Aâtabou.

Alors oui, on peut encore une fois parler de réussite car contenir une foule en délire n’est pas simple.

«Alors qu’en 2005, Mawazine accusait un déficit de 15 millions de dirhams, à la fin de 2015, le festival affichait une trésorerie excédentaire de près de 50 millions de dirhams», a indiqué La Vie éco. Les organisateurs gèrent de mieux en mieux l’aspect financier du festival et il n’y a pas eu de problèmes de trésorerie cette année, malgré les très importants cachets des stars.

Et quel bonheur de voir les rues de Rabat et de Salé joyeusement animées à des heures tardives de la nuit ! Les petits débordements, cela arrive dans toutes les villes du monde, mais voir les jeunes déambuler dans la capitale, voilà un autre exemple de réussite.

Hicham Lamrani


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