Femme enceinte décédée à Ksar El Kebir: son mari témoigne

Ksar El Kebir est sous tension depuis quelques jours. Le décès d’une femme pendant son accouchement dans une clinique privée a en effet provoqué une vague de colère chez sa famille et les habitants de la ville, qui ont récemment tenu une manifestation devant l’établissement hospitalier.

Vendredi, le ministère de la Santé a annoncé avoir ouvert une enquête « afin de définir les responsabilités une fois établie la thèse d’une erreur médicale ou de négligence lors de la prise en charge de cette femme ».

Ainsi, une commission spéciale s’est rendue à la clinique après les instructions du ministre de tutelle, a affirmé le mari de la défunte, Mohammed Eddrissi.

Dans une déclaration à Le Site Info, il a indiqué que le délégué provincial de la Santé et le délégué régional du département ministériel, lui ont fait savoir que le ministre a promis de se charger personnellement de ce dossier.

Et d’ajouter que sa défunte épouse n’est pas tombée enceinte depuis 7 ans, et qu’elle tenait à suivre sa grossesse chez un médecin spécialiste. « Cette dernière lui avait d’ailleurs assuré qu’elle accouchera naturellement », a-t-il précisé.

« Le lendemain, je reçois un appel téléphonique de ma belle-mère, m’informant que ma femme subira en fin de compte une césarienne, parce que sa vie et celle du bébé sont en danger », a-t-il poursuivi.

« Une fois arrivé à la clinique, j’apprends que ma femme a accouché et que son état est stable. Deux heures plus tard, on m’informe qu’elle devra subir une série d’examens médicaux. Son état étant ‘critique' », a-t-il dit.

Et de poursuivre: « Lorsque j’ai quitté l’établissement pour aller chercher une quantité de sang, j’apprends qu’elle sera transférée à Larache. Et c’est quelques instants après son arrivée à l’hôpital, qu’elle décède ».

Rappelons que le ministère de la Santé a annoncé, vendredi, avoir ouvert une enquête pour déterminer les circonstances du décès d’une femme enceinte, dans une clinique privée de Ksar El Kebir où elle a été admise pour accouchement.

Selon un communiqué de son département, le ministre de la Santé, Anass Doukkali, a donné ses instructions pour qu’une enquête soit menée afin de définir les responsabilités une fois établie la thèse d’une erreur médicale ou de négligence lors de la prise en charge de cette femme.

La victime qui a subi une césarienne a souffert d’une hémorragie que les médecins ont échoué à contrôler, suite à quoi elle a perdu la vie, précise-t-on de même source. Après avoir présenté ses sincères condoléances et sa profonde sympathie à la famille de la défunte, le ministère a affirmé qu’il prendra les mesures qui s’imposent conformément aux conclusions de l’enquête.

S.L. et K.Z.


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