Enseignants contractuels: Faut-il s’attendre à de nouveaux débordements?

Ils ne comptent (vraiment) pas baisser les bras. Les enseignants contractuels ont en effet décidé de descendre à nouveau dans la rue.

Ainsi, la Coordination nationale des enseignants contractuels a indiqué que des sit-in de protestation sont prévus les 8, 9 et 10 avril dans plusieurs villes du Royaume. Ceci en réponse à la non-satisfaction de leurs revendications par l’Exécutif.

Rappelons que samedi 23 mars, les enseignants contractuels avaient organisé une marche de protestation à Rabat. Munis de bougies, des milliers de manifestants avaient pris le départ depuis le siège du ministère de l’Education nationale et sillonné plusieurs boulevards de la capitale, jusqu’au siège du Parlement.

Une marche qui avait vite tourné à l’émeute. Minuit passé, les forces de l’ordre étaient en effet intervenues pour disperser les manifestants et mettre fin au rassemblement. La police avait déployé deux canons à eau pour disperser la manifestation.

Une soixantaine de manifestants avaient été blessés après l’intervention policière. Selon l’un des membres de la Coordination nationale des enseignants contractuels, qui s’était confié à Le Site Info, 59 personnes ont été blessées à divers degrés, ce qui a nécessité leur transfert au CHU Ibn Sina pour recevoir les soins nécessaires.

Après les « événements de samedi soir », le ministre de tutelle, Saïd Amzazi, avait fait savoir que le gouvernement ne reconnaissait pas la Coordination nationale des enseignants contractuels, précisant qu’”aucun dialogue direct n’est envisagé, ni envisageable avec celle-ci”.

Le ministre avait également indiqué que les meneurs de ces mouvements protestataires, qui sont à l’origine de l’absentéisme des enseignants contractuels, feront l’objet d’une procédure d’expulsion pure et simple. “C’est la décision du gouvernement”, avait-il affirmé.

Pour rappel, les enseignants contractuels réclament leur intégration dans la Fonction publique. En réponse à cette revendication, le ministre de l’Education nationale avait affirmé qu’il ne peut y avoir de marche arrière concernant les clauses liant le ministère aux enseignants contractuels.

S.L. et K.Z.


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