Dialogue judéo-marocain: le brillant discours d’André Azoulay

«Aujourd’hui, c’est au Maroc et nulle part ailleurs, qu’islam et judaïsme revisitent, reconstruisent et approfondissent une relation et une proximité enracinées dans des siècles d’histoire commune», a déclaré, mardi, à Rabat, André Azoulay.

Le conseiller du roi Mohammed VI s’exprimait lors de la conférence nord-américaine de la communauté juive marocaine, organisée à l’initiative du Sephardic Legacy Series, en collaboration avec la communauté juive marocaine de Toronto et l’association Mimouna.

«Nous vivons un moment inédit qui, chaque jour un peu plus, se nourrit du consensus national qui le porte désormais sans frilosité à tous les niveaux de notre société et dans les franges les plus larges de nos diasporas, quelle que soit la latitude sous laquelle elles évoluent», a ajouté Azoulay.

«Il nous faut prendre la juste mesure de cette réalité nouvelle et exemplaire longtemps voulue, désirée et rêvée par beaucoup d’entre nous», a expliqué le conseiller, en rappelant l’engagement de tous ceux qui, depuis les années 70, notamment au sein du groupe « Identité et dialogue », se sont mobilisés pour que «la refondation de notre société se fasse par la connaissance réciproque de nos histoires respectives, par le respect mutuel et par un discours de vérité porteur de dignité partagée et de légitimité».

Leadership déterminant du souverain Mohammed VI
«C’est à l’aune de ce volontarisme militant, sans tabou, lucide et déterminé, que s’est nourrie la résilience marocaine et sa longue marche pour que diversité, pluralisme et altérité retrouvent la place qui leur revient dans notre société», a affirmé Azoulay, en rendant hommage dans cette perspective au leadership déterminant du souverain Mohammed VI pour le succès et la pérennité de tous ses choix fondateurs de la modernité du Maroc.

De son côté, le ministre de l’Education nationale et de la formation professionnelle, Rachid Belmokhtar, a rendu hommage à plusieurs personnalités marocaines de confession juive, notamment Edmond Amran El Maleh et Simon Lévy, faisant observer que la diaspora constitue un prolongement de son pays d’origine au-delà des frontières géographiques.

Egalement présent, l’ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Dwight L. Bush, a relevé que les efforts entrepris au Maroc pour promouvoir le dialogue islamo-judaïque auront un impact « positif partout dans le monde ». Il a mis en avant l’engagement traditionnel du royaume en faveur de la promotion du dialogue interreligieux et entre les cultures, une des raisons qui font du Maroc « un partenaire important » pour les Etats-Unis.

El Mehdi Boudra, président de l’association Mimouna, a relevé que cette conférence est le fruit de plusieurs mois d’efforts et de contacts avec les partenaires nord-américains. « Cet évènement a pour objectif de préserver le patrimoine judéo-marocain, renforcer les ponts de communication et de connaissances, renouer avec la diaspora judéo-marocaine et montrer son attachement à son pays d’origine », a-t-il dit.

La conférence, qui s’inscrit dans la continuité du dialogue judéo-marocain, vise à stimuler les échanges et le rapprochement des communautés, revisiter les racines, établir des réseaux nationaux, consolider et favoriser le partage des valeurs communes du vivre-ensemble.

Tenue sous le thème « Approfondir et élargir le dialogue judéo-musulman et celui de toutes nos cultures », la réunion s’est déroulée en deux panels, modérés par Yossef Ben Meir, président de la fondation du Haut Atlas, en présence d’une soixantaine de délégués de la communauté juive d’Amérique du nord, de membres de l’association Mimouna, de professeurs universitaires et de chercheurs.

(avec MAP)


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