« Déjeûneurs » de Casablanca: pour Abou Hafs, il est temps d’abolir l’article 222

Après la polémique médiatique, suite à l’arrestation de déjeûneurs dans un café de Casablanca, Mohamed Abdelouahab Rafiqui, alias Abou Hafs, est sorti de son silence pour exprimer son opinion sur cette affaire.

Le penseur et chercheur en études islamiques, via un enregistrement vidéo sur sa chaîne privée, a ainsi réitéré son appel à l’abrogation de l’article 222 du Code pénal, qui criminalise la rupture du jeûne dans un lieu public.

Une disposition introduite par Lyautey, a-t-il tenu à rappeler, et qui n’a plus d’être au vu de l’évolution de la société, car la religion elle-même ne prévoit pas de punition spéciale à l’encontre de la personne qui enfreint le jeûne pendant Ramadan.

Abou Hafs a tout de même indiqué que les forces de l’ordre n’ont fait qu’appliquer la loi. Une descente expliquée, selon lui, par les plaintes déposées par plusieurs citoyens.

Pour finir, le chercheur a rappelé que les personnes interpellées ont été relâchées, après avoir été entendues dans des procès-verbaux officiels.

Pour rappel, l’article 222 du Code pénal stipule que « celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps de ramadan, sans motif admis de cette religion, est puni de l’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de 200 à 500 dirhams ».

L.A.


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