Conseillère du président du NTD, la Marocaine Naoual Atlas se livre à cœur ouvert

Engagée en politique depuis une vingtaine d’années, Naoual Atlas est bien connue dans le landerneau politique burkinabè. Conseillère diplomatique du président du Nouveau temps pour la démocratie (NTD), Vincent T. Dabilgou, elle est, par ailleurs, vice-présidente de la commune de Berrechid à Casablanca au Maroc, conseillère au Conseil provincial de Berrechid et aussi membre de Cités et gouvernements locaux unis (CGLU). Naoul Atlas qui nourrit de nombreuses ambitions pour le pays des Hommes intègres a assisté de bout en bout la campagne électorale jusqu’au scrutin couplé présidentielle et législatives du 22 novembre 2020 car pour elle « dans la vie, il faut être témoin des événements phares et des dates-clés des pays qui nous tiennent à cœur ». La « Marocaine du NTD », cette «amoureuse » du Burkina Faso a accordé un entretien à nos confrères de Le Quotidien.

 Pourquoi le choix du Burkina pour assister à la campagne et même au scrutin ?

Naoual Atlas : Au vu de l’affection que j’éprouve pour le Burkina, pays des « Hommes intègres », et eu égard aux excellentes relations que j’entretiens depuis bien longtemps avec beaucoup de politiciens, d’acteurs économiques et d’amis burkinabè, j’ai décidé d’assister in situ à la campagne et même à ce scrutin, combien important pour l’avenir du pays au regard de plusieurs facteurs, particulièrement le contexte sécuritaire qui y prévaut ces derniers mois. En outre, comme cité plus haut, je suis conseillère diplomatique du président du parti politique le « Nouveau temps pour la démocratie » (NTD), parti du ministre des Transports Vincent Dabilgou. Ceci étant, je connais très bien le territoire burkinabé dont j’ai visité les différents coins et recoins.

Qu’est ce qui a motivé ce choix ?

Dans la vie, il faut être témoin des événements phares et des dates-clés des pays qui nous tiennent à cœur. Pour le Burkina, qui s’évertue à asseoir la stabilité et le développement dans plusieurs contrées de son territoire face à la menace terroriste, le scrutin présidentiel de dimanche dernier (NDLR 22 novembre 2020) vaut beaucoup plus qu’une échéance électorale, mais une étape essentielle pour poursuivre la lutte contre les chantres du fondamentalisme obscur, qui ont d’ailleurs empêché la tenue de l’élection sur 17 % de son territoire.

Du Maroc au Burkina, avec la pandémie de la COVID-19 vous n’avez pas eu peur ?

Absolument pas car je tiens, autant que faire se peut, à respecter scrupuleusement les gestes barrières décrétés pour lutter contre la propagation du virus et donc éviter d’être contaminée à mon tour. D’autant plus que quand il s’agit d’une pandémie, donc d’une maladie qui se propage à l’échelle mondiale, on n’est jamais sûr d’être à l’abri peu importe où l’on se trouve.

Comment vous avez trouvé la campagne en général ?

Globalement, la campagne s’est déroulée dans des conditions normales. La normalité et la sérénité en ont été les maîtres-mots. Pendant cette période, j’ai parcouru le pays en long et en large sans constater le moindre incident ou la moindre perturbation du processus électoral. Et ce qui m’a agréablement surpris, c’est surtout la conduite du citoyen burkinabé qui a fait montre d’un sens élevé de civisme et de discipline. Le Burkinabé mérite tout le bien du monde.

Un candidat vous a-t-il marqué en particulier ?

A vrai dire, j’ai plutôt apprécié les propos tenus par le président réélu Roch Marc Christian Kaboré quand il n’a pas exclu le retour dans le pays de l’ex-chef de l’Etat Blaise Compaoré. Il s’est même dit favorable au retour « dans la dignité » de ce dernier. Je salue cette déclaration et ce geste bienveillant à même, à mon avis, d’asseoir et de consolider la réconciliation et le vivre-ensemble dans le pays. Cette déclaration est d’autant plus louable qu’elle a été tenue en campagne électorale à Ziniaré, dans le fief de l’ex-président Blaise Compaoré. Tout un symbole. Je tiens aussi à saluer le souci du président Kaboré, alors candidat, de promouvoir l’employabilité des jeunes Burkinabè à travers le développement du tissu des petites et moyennes entreprises.

Un message pour le candidat réélu ?

D’abord, je souhaite que sa deuxième mandature soit entourée de plein succès et auréolée de hauts faits économiques, sociaux et sécuritaires. Ensuite, je lui adresse mes vifs et sincères remerciements pour le soutien du Burkina à l’intégrité territoriale du Maroc, sa décision d’ouvrir un consulat général à Dakhla dans la Sahara marocain et, enfin, pour son récent appui aux mesures prises par le Royaume pour mettre fin au blocage de la circulation civile et commerciale dans le poste-frontière d’El guergarate.

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