Ce qu’a dit Mustapha Ramid sur la chanson “Aâcha chaâb”

Le ministre chargé des droits de l’Homme a défendu les prises de positions de l’Etat concernant certaines récentes affaires ayant trait à la liberté d’expression. Pour Mustapha Ramid, “comme toute créature vivante”, l’Etat réagit chaque fois qu’on veut l’atteindre.

C’était mardi dernier,  quand la commission de justice, de législation et des droits de l’Homme, de la Chambre des conseillers, débattait du budget annexe du ministère d’Etat chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement. Et Ramid a soutenu que le  bilan des droits de l’Homme au Maroc et positif, mais que les choses arrivent progressivement, comme dans toute démocratie pas encore totalement ancrée.

Cependant, le ministre PJDiste s’est vivement insurgé contre toutes revendications de droits faites de façon “sauvage et irrévérencieuse”. Et ce, en faisant allusion à la chanson “Aâcha chaâb” (Vive le peuple!) et à certaines paroles qui y sont employées et que Ramid juge “d’irrespectueuses, d’inconvenantes et d’offensantes à l’égard d’institutions étatiques”.  La vérité doit être révélée aux citoyens , a-t-il précisé, ” particulièrement quand les revendication de droits se font dans un style inapproprié et brutal”.

Le ministre a également souligné que la responsabilité des droits de l’Homme n’est pas seulement celle de l’Etat. ” Cette responsabilité est aussi celle de la société qui a le devoir de contrôler l’Etat en usant de tous les moyens que mettent à sa disposition les partis politiques, les syndicats, les institutions et les médias”, a conclu Mustapha Ramid.

L.Alaoui et N.Lambarki

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