Casablanca: absent des sessions du Conseil de la ville, Mohamed Sajid s’explique

Le patron du parti du Cheval, et ex-maire de la capitale économique du Royaume pour deux mandats (en 2003 et 2015), a expliqué les raisons de ses absences répétées pendant des sessions du Conseil de la ville et  de ses non-participations lors des mesures prises  au profit du Grand Casablanca.

Et c’est à l’émission de la chaîne nationale Médi 1, « Mouwajaha lil iqnae » (Une confrontation pour convaincre) du dimanche soir,11 juillet, que Mohamed Sajid, secrétaire général de l’Union constitutionnelle (UC), a déclaré que son absentéisme a pour raison « un devoir de réserve ».

De même qu’il a souligné que, selon lui, « il lui était impossible de critiquer ceux qui lui ont succédé à s’occuper et à diriger la gestion des affaires de la capitale économique. « Le devoir de réserve m’oblige à ne point énoncer de critiques vis-à-vis de  mes successeurs. Je les laisse œuvrer sereinement et j’ai présenté mes excuses  au Conseil de la ville à propos de mes absences », a ajouté Mohamed Sajid.

Par ailleurs, d’après les rapports du Conseil de la ville, Mohamed Sajid, ainsi que Mohamed Joudar, membre du Bureau politique de l’UC, sont à la tête des absentéistes des sessions dudit Conseil. Vient ensuite Yasmina Baddou, membre du Comité exécutif du parti de l’Istiqlal et ex-ministre de la Santé.

L’absence de cette troïka, selon des sources du Conseil de la ville de Casablanca, a été remarquée pendant la majorité des sessions. Et les trois n’y ont ni participé, ni voté pour ou contre les décisions prises par le Conseil. Pour cette raison, les élus ont exprimé leur grand étonnement que l’actuel maire de Casablanca, Abdelaziz El Omari (PJD), n’ait pas utilisé à leur encontre les procédures juridiques prévues.

Les mêmes élus sont même allés plus loin dans leur indignation en accusant El Omari de couvrir les membres influents du Conseil et de ne pas avoir appliqué les procédures concernant leur absentéisme, dont la mise à l’écart pure et simple d’un membre ayant cumulé son absence à trois sessions successives ou cinq sessions séparées du Conseil de la commune urbaine de Casablanca, selon la loi organique des communes marocaines.

Surtout, ont souligné ces élus en colère, que l’absentéisme des concernés influe négativement sur  les mesures et décisions auxquelles le Parti de la Justice et du Développement aspire à prendre.

Larbi Alaoui


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