Ça chauffe entre El Omari et le Wali de Tanger

Les tensions entre Mohamed Yacoubi, Wali de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, et Ilyas El Omari, président du Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, ont atteint un niveau tel, qu’elles pourraient retarder encore plus, plusieurs projets stratégiques pour le développement de cette partie sensible du Royaume.

C’est de Chefchaouen qu’est venue cette fois-ci, le crescendo d’une nouvelle menace de blocage supplémentaire d’un projet, relate le journal Al Akhbar dans son édition de mercredi. En effet, le chef de l’agence régionale pour la mise en œuvre de projets (Arep) accompagné d’une délégation se sont vus interdire de se rendre sur les lieux du chantier pour une visite d’inspection. L’article indique que c’est la Préfecture de la province de Chefchaouen qui les aurait empêchés de se rendre sur les sites pour s’informer du progrès des travaux.

Et chacune des deux parties de se lancer la patate chaude. Faute de coordination, semble-t-il, selon l’un des camps, avec les autorités locales de la région, des policiers ont été déployés pour empêcher cette visite dans le cadre du suivi par le Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al-Hoceima. Ce dernier fournissant effectivement, une bonne partie du financement pour ce projet au coût d’environ 20 milliards de nos centimes.

Cet incident qui s’ajoute à d’autres dans cette région du Maroc a provoqué la colère d’Ilyas El Omari qui a donné des instructions pour la préparation d’un rapport détaillé sur ce qui s’est passé, à envoyer au ministère de l’Intérieur, où le chef de la province est accusé de servir les intérêts de l’un des partis majoritaires. Ce même document ne manquera pas de souligner, est-il-dit, que l’incident se produit dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions entre Ilyas El Omari et le Wali de la région, Mohamed El Yacoubi.

M.J.K.

Articles similaires

Suggestions d’articles

Le roi Salmane ne passera pas ses vacances à Tanger

Selon la presse saoudienne, le souverain a décidé, comme l'année dernière, de ne pas aller au Maroc, lui qui adore son palais de Tanger avec sa célèbre vue imprenable sur l’océan.