Business: les Tunisiens misent sur le Maroc

De plus en plus d’opérateurs tunisiens cherchent à s’installer au Maroc et à y développer leur business. C’est, en effet, une tendance qui se confirme de jour en jour, selon les observations de certains cabinets d’affaires marocains. Wassim Benzarti, managing partner chez Westfield Morocco, confirme d’emblée cette tendance : «depuis quelques semaines, nous sommes de plus en plus consultés par des opérateurs tunisiens qui recherchent des opportunités de croissance au Maroc.

En tout cas, c’est un mouvement qui se confirme chaque jour davantage». Ceux qui sont déjà présents sur le marché marocain cherchent à y développer leurs activités, et d’autres opérateurs tunisiens, présents notamment dans les domaines du textile et du BTP, envisagent également de s’installer au Maroc et surtout à Casablanca.

Il faut dire que le climat des affaires et la situation économique en Tunisie ne sont pas au top, d’où le fait que certains opérateurs cherchent à diversifier leurs marchés et quoi de mieux pour ce faire que le marché marocain ? Lotfi Jaafoura, directeur général de Smart SAC, opérateur tunisien spécialisé dans le textile, affirme que «pour les opérateurs tunisiens, la recherche d’opportunités d’affaires au Maroc est impulsée par la complémentarité entre les deux marchés. De plus, ces entreprises cherchent aussi à conquérir un marché plus grand que celui domestique».

De son coté, Wassim Benzarti note que «le Maroc est dynamique en termes d’investissements privés, ce qui n’est pas le cas, actuellement, en Tunisie. Assurer une présence au Maroc permet aux opérateurs tunisiens d’être proches de leur marché local, mais aussi de l’Europe». De plus, pour le secteur du textile, il faut savoir que les deux marchés (marocain et tunisien) desservent le même client qu’est l’Europe. «Être présents dans le Royaume nous permet aussi de compléter notre capacité de production nationale et de répondre à des carnets de commandes plus conséquents», selon les opérateurs concernés.

En Tunisie, les opérateurs ne trouvent plus d’opportunités de croissance pour leur business, car la situation économique du pays n’est pas dans sa meilleure forme. La Banque Centrale de Tunisie a d’ailleurs, récemment, tiré la sonnette d’alarme et «réitère ses profondes préoccupations face à la situation financière actuelle qu’elle qualifie de critique», soulignant «la nécessité d’accélérer la transmission de signaux clairs aux investisseurs locaux et étrangers quant au rétablissement du rythme de l’activité économique et des équilibres globaux et financiers, la consolidation de la gouvernance du secteur public, l’amélioration du climat des affaires et l’intensification des efforts d’investissement».

D’ailleurs, c’est la première fois que l’institution se montre aussi alarmiste quant à la situation économique de la Tunisie. Dans le pays, les opérateurs privés espèrent un changement tangible de la situation économique, suite à la nomination de Najla Bouden Romdhane à la tête du gouvernement tunisien. Cette dernière devra s’attaquer aux dossiers sérieux du pays et surtout prendre les décisions qui s’imposent pour redynamiser son économie.

Sanae Raqui / avec Les Inspirations ÉCO


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