Marrakech: le gérant d’une boîte de nuit risque gros

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Marrakech a décidé ce vendredi 24 mai de reporter au 31 du même mois le procès des membres du réseau d’avortement clandestin à Marrakech. Le juge a pris cette décision afin de permettre à la défense de préparer ses plaidoiries.

Rappelons que le gérant d’une boîte de nuit, à Marrakech, a été entendu par la police pour son implication présumée dans le réseau d’avortements clandestins. Selon une source de Le Site info, le mis en cause, qui s’est avéré être le leader du réseau, pratiquait ses activités illégales dans son appartement, précisant qu’il avait plusieurs complices dont des médecins et un pilote.

Il donnait, rapporte la même source, à ses «patientes», mineures pour la plupart, un médicament appelé Artotec pour se faire avorter. Cet anti-inflammatoire, qui, à la base, est prescrit pour soigner les problèmes articulaires, a d’ailleurs été suspendu par le ministère de la Santé en 2018 et tous les lots de ce médicament ont été rappelés.

Pour l’avoir, le chef du réseau chargeait le pilote de le lui ramener de l’étranger. D’après le centre national des droits de l’Homme, ce réseau criminel a fait avorter plus de 25 filles.

N.M.

 

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