Les avocats des accusés dans l’affaire Gdeim Izzik tentent de politiser le procès

Le collectif de défense des accusés dans l’affaire de Gdeim Izzik, dont le procès devant une juridiction civile débute ce lundi, a publié un communiqué critiquant le déroulement du processus de jugement des 24 personnes poursuivis dans ce dossier. Ces avocats, au nombre de 40, originaires de France, de Suisse, d’Espagne, d’Italie, des Etats-Unis et d’Algérie (tous des inconditionnels soutiens des thèses du Polisario), essaient de politiser le dossier en voulant faire croire que les prévenus étaient de simples militants qui avaient participé à une action de protestation. Par conséquent, ils estiment que leur procès n’était pas entouré des garanties nécessaires à un jugement équitable.

Ces avocats persistent et signent en revendiquant tout simplement que le droit international humanitaire leur soit appliqué. Devant ces égarements provocateurs, les avocats marocains des familles des victimes de Gdeim Izzik, se sont indignés de cette prise de position tendancieuse qui ignore les faits tels qu’ ils se sont déroulés. Ils en appellent au sens de responsabilité de ce collectif pour qu’il prenne la peine de bien étudier le dossier, avant de se prononcer sur des faits dont ils ignorent la teneur.

En outre, les avocats de la défense attirent l’attention de leurs confrères européens, que le droit international humanitaire ne s’applique qu’aux Etats. Or, dans le cas de figure, la soi-disant république sahraouie n’est pas considérée comme un sujet du droit international.

La défense des familles des victimes, rappelle que les accusés sont poursuivis pour des crimes commis à l’encontre d’éléments des forces de l’ordre et non pas pour participation à une manifestation politique.

A rappeler qu’après l’adoption de la constitution de 2011, une loi a abrogé les dispositions qui prévoyaient le jugement de personnes civiles par le tribunal militaire, si elles sont impliquées dans des affaires les opposant à des militaires ou apparentés. Ainsi, les accusés poursuivis, jugés et condamnés par le tribunal militaire de Rabat, ont demandé la révision de leur procès et revendiqué d’être jugés par une juridiction civile. La cour de cassation a accédé à leur demande et leur procès s’effectuera selon les nouvelles dispositions en vigueur.

Taoufik Jdidi


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