Après la toile italienne, une œuvre d’art irakienne rare retrouvée au Maroc

Le Maroc est-il devenu une destination privilégiée pour le recel des œuvres d’art volées dans d’autres coins de la planète? Alors que l’histoire de la toile volée en Italie que des malfaiteurs espéraient vendre à des amateurs casablancais, n’est pas encore close, voilà une autre affaire qui surgit. Il s’agit d’une œuvre d’art volée du musée de Baghdad, lors de l’invasion de ce pays par les troupes américaines.

Cette pièce, d’une valeur inestimable, a transité par l’Italie, où elle a été gardée pendant presque deux décennies, avant d’atterrir au Maroc. Portant des inscriptions en Hiéroglyphe, cet œuvre rare, a été achetée par un immigré marocain, qui l’a introduite au Maroc pour la vendre. D’ailleurs, il en demandait 6 millions de dirhams.

L’information a fini par atteindre le siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) de Casablanca, qui a lancé une enquête et s’est appuyée sur l’expertise d’un spécialiste au ministère de la Culture. Celui-ci a authentifié cette pièce et a déterminé son âge et sa provenance.

Aussitôt, la personne qui était en possession de cette œuvre, un Fqih en l’occurrence, a révélé l’avoir reçue de la part d’un immigré marocain en Italie, qui la lui a confiée afin de la proposer à certains fortunés de la métropole.

L’interrogatoire de cet immigré de 38 ans se poursuit, afin d’arriver à identifier le réseau de contrebande spécialisé dans le trafic des œuvres d’art à l’échelle internationale. En attendant les conclusions de l’enquête, les services de l’UNESCO et d’Interpol, ont été avisés de cette découverte.

Eric Febvre

 

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