Agriculture: Les pluies de ce week-end vont-elles sauver la saison?

La pluie est de retour au Maroc, les agriculteurs sont heureux et le risque de sécheresse qui planait sur le pays en début de saison n’est plus aujourd’hui qu’un mauvais souvenir.

Si le retard des précipitations a eu un lourd impact sur la production céréalière, les barrages voient leurs réserves s’améliorer et le couvert végétal évoluer. « Ce qui est de nature à stimuler l’intérêt pour les cultures de printemps, le maraîchage et les fourrages pour le bétail », explique L’Économiste.

Cependant, les conséquences d’une année agricole blanche sont difficiles pour les Marocains: « Les ménages urbains subissent déjà la hausse des prix des produits agricoles, les ruraux se trouvent de plus en plus confrontés à la spéculation sur certains intrants et autres aliments du bétail », constate le quotidien. Les fortes températures pendant l’automne suivies de la vague de froid et le retard des pluies ont également affecté les primeurs et les agrumes dont la culture se fait d’habitude dans des terrains irrigués. Les gestionnaires de la ressource hydrique se sont serrés la ceinture en réduisant la durée des irrigations vu la sécheresse qui pointait à l’horizon.

De leur côté, les réserves des barrages à usage agricole vivent une saison noire, affectant ainsi les cultures arboricoles, maraîchères et industrielles pratiquées dans leurs périmètres. L’Économiste évoque celui d’Ibn El Ouidane dont la retenue théorique s’élevait à moins de 18% à la date du 4 janvier contre 44,8% en 2017 et d’Al Massira qui affiche un taux de remplissage de 18,1% au lieu de 42,8% l’année dernière. La pluie qui tombe est donc une bonne chose, mais le retard des pluies de l’année ne sera pas comblé.

N.M.


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