Affaire Najat El Ouafi: les derniers éléments du procès

L’actrice Najat El Ouafi et le réalisateur Said Khalaf seront entendus le 25 novembre  par le tribunal de première instance de Casablanca

Le procureur du roi près le tribunal de première instance de Casablanca avait décidé de poursuivre en état de liberté provisoire l’actrice marocaine et le réalisateur pour incitation à la prostitution. Le procureur du roi s’est basé sur les messages compromettants découverts dans leurs téléphones respectifs pendant l’expertise technique.

L’histoire remonte à juillet dernier, lorsque l’époux de l’actrice avait déposé plainte contre elle. C’est ainsi que l’actrice et le réalisateur ont été interpellés, sur ordre du procureur. Soupçonnant sa femme de le tromper, l’époux a entrepris de la surveiller et a su qu’elle se trouvait dans un appartement, au quartier Maârif, en compagnie de son présumé amant.
Avertis, des éléments de la police judiciaire se sont rendus sur les lieux pour trouver effectivement le couple à l’intérieur de l’appartement. Les deux ont été avisés de la plainte déposée à leur encontre et transférés au poste de police pour complément d’enquête.

L’actrice avait apporté un démenti aux graves accusations d’infidélité portées à son encontre par son mari. Elle a réitéré ses premières déclarations consistant à assurer que sa présence nocturne dans un appartement au quartier Maârif avait pour but de discuter d’un projet artistique commun avec le réalisateur.

L’avocat de Najat El Ouafi avait, de son côté, annoncé qu’il compte poursuivre le mari de l’actrice en justice pour allégations mensongères.

Me Tayeb Alami Adlouni avait déclaré à Le Site Info que le parquet général compétent ne dispose d’aucune preuve concernant une affaire d’adultère, après la plainte déposée par l’avocat de la partie adverse. Et, en l’absence de preuves, le chef d’accusation à l’encontre de Najat El Ouafi a pris une autre tournure encore plus accablante.

L’avocat de l’actrice considère qu’en l’absence de preuves, l’innocence de sa cliente aurait dû être prononcée, purement et simplement. Au lieu de cela, elle est poursuivie pour “incitation à la prostitution”, selon les dispositions de l’article 502 du Code pénal. Et ce, en opposition flagrante avec ce que stipule le procès-verbal de la police judiciaire sur cette affaire.

H.M.

 

 

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