Affaire «Moul Lkaskita»: le verdict est tombé

Le tribunal de première instance de Settat a condamné ce jeudi le youtubeur Mohamed Sakaki, alias «Moul Lkaskita», à quatre ans de prison ferme et une amende de 40.000 dirhams.

Le mis en cause avait été interpellé suite à la publication d’une vidéo comprenant des injures à l’encontre des Marocains et des institutions constitutionnelles, avait rappelé le procureur du roi dans un communiqué.

Suite au communiqué du 1er décembre 2019 au sujet de l’arrestation d’un individu ayant publié une vidéo sur un réseau social via une chaîne intitulée “Moul Kaskita” comprenant des injures à l’encontre des Marocains et des institutions constitutionnelles, le ministère public avait reçu plusieurs plaintes des citoyens concernant le contenu de la vidéo qui comprend des injures et des descriptions dégradantes, avait indiqué la même source, ajoutant que ces citoyens ont affirmé leur volonté de poursuivre cet individu devant la justice à travers ces plaintes qui ont été jointes à l’enquête en cours avec cet individu.

Après consultation des résultats de l’enquête menée par la Brigade nationale de la Police judiciaire (BNPJ), il s’est avéré que plusieurs expressions contenues dans cette vidéo n’ont aucun rapport avec la liberté d’expression et constituent, du point de vue juridique, des crimes sanctionnés par la loi, avait poursuivi le communiqué, notant que le mis en cause a eu l’habitude de produire et publier des vidéos sur YouTube traitant de sujets qui font le buzz, ce qui lui rapporte des revenus mensuels de 20.000 à 30.000 DH.

Les investigations ont aussi révélé que cet individu avait reçu d’importants transferts d’argent de l’étranger en contrepartie de ses activités, avait souligné le procureur du roi.

Le suspect a été déféré devant le tribunal en état d’arrestation et sera poursuivi, conformément à la loi, pour son implication présumée dans le délit d’injures publiques à l’égard d’individus, outrage à la pudeur à travers des gestes et des comportements obscènes, outrage aux institutions constitutionnelles et possession de drogue, avait conclu le communiqué.

N.M.

Rejoignez LeSiteinfo.com et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page