Les lourds chefs d’accusation qui pèsent sur les présumés assassins de Merdas

Un box en verre opaque a été installé pour les accusés dans l’assassinat du parlementaire UC, Abdellatif Merdas, dans la salle 7 où se déroule le procès. D’autres dispositions sécuritaires ont été prises, aussi bien aux alentours de la Cour d’appel de Casablanca qu’à l’intérieur de la salle d’audience, lundi matin.  
Le quotidien Assabah, dans son édition de ce mardi 17 octobre, explique ces dispositions inhabituelles par la gravité des faits inhérents à chaque procès d’affaires criminelles. Les agents chargés de la sécurité ont ainsi vérifié l’identité des personnes avant de leur permettre l’accès au tribunal. Et les accusés ont été introduits dans la salle 7 une heure et demie après le début de la séance présidée par Hassan Ajmi.
Les lourds chefs d’accusation qui pèsent sur les présumés assassins de Abdellatif Merdas, devant sa ville au quartier Californie de la métropole, sont des plus accablants. Constitution d’une bande criminelle, assassinat avec préméditation et dissimulation des traces du crime perpétré. Ils sont aussi accusés d’avoir fait obstacle aux premières investigations judiciaires et d’avoir participé à la fuite d’un criminel recherché.
Au banc des accusés, la veuve du parlementaire et la voyante paraissaient les plus calmes, alors que le neveu du défunt et le conseiller communal étaient dans leurs petits souliers. Les quatre ont été mis devant les faits accomplis et devant les preuves détenues par la police scientifique et la police cybernétique.
Ainsi, les traces de pneus sur les lieux du crime ont pu déterminer la marque de la voiture neuve d’où les balles meurtrières ont été tirées. Quant aux enregistrements téléphoniques, ils ont révélé leurs terribles secrets. Les communications du mobile de la voyante prouvent bel et bien que l’assassinat a été prémédité et diaboliquement préparé. Le téléphone portable de la veuve, lui, témoigne que « l’opération a été pleinement réussi », comme ses communications (14 au total) avec son amant le jour du crime, avant pendant et après l’assassinat, ne laissent aucun doute sur la terrible machination du quatuor de criminels. Ceci en plus du visionnage des vidéos des caméras de surveillance sur la Dacia, son itinéraire, etc. Informations auxquelles Le Site info a récemment consacré un article.
A noter que le procès reprendra le 30 octobre courant, à le demande de la défense pour préparer sa plaidoirie. Le journal précise que les avocats des accusés ont quitté la salle d’audience sitôt la séance levée, sans faire de déclarations à la presse présente.
L.A.


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