Abou Hafs s’exprime après l’affaire du fqih pédophile

Abou Hafs, le chercheur en études islamiques, a indiqué que le viol des enfants dans les écoles coraniques est un phénomène qui existe depuis longtemps mais reste soumis à l’omerta.

« Je ne dis pas que ces actes se produisent dans toutes les écoles coraniques et que tous les fqihs sont des violeurs », a indiqué Abou Hafs, de son vrai nom Mohammed Abdelwahab Rafiqi, dans un post sur sa page Facebook, soulignant qu’il existe des fqihs intègres et honnêtes qui méritent tout notre respect.

Cet ancien cheikh salafiste, ancien prisonnier, aujourd’hui repenti, a relaté qu’il parle d’une réalité de cas de harcèlement ou de viol où les parents étaient au courant et ont préféré garder le secret et ne pas dénoncer ces crimes. « Ce sont des choses dont j’ai moi-même été témoin pendant mon enfance dans une société où ces actes sont tabous », a-t-il dénoncé.

Le chercheur a de même souligné que le viol est un problème qui concerne toute la société, appelant à « reconnaître la réalité et chercher les solutions ».
Rafiqi, qui a été condamné à trente années de prison, dans le sillage des attentats du 16 mai 2003 et gracié, a toutefois tenu à présenter ses excuses aux fqihs honnêtes.

Les propos d’Abou Hafs interviennent dans le cadre de la grande vague d’indignation soulevée par l’arrestation à Mzij, région de Tanger, la semaine dernière d’un fqih pour actes de pédo-criminalité contre des fillettes qui fréquentaient sa mosquée pour apprendre le Coran.

S.Z.

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