À Dar Bouazza, plusieurs familles sont menacées d’expulsion

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Il s’agit là de décisions judiciaires sommant plus de quarante familles de Dar Bouazza à quitter leurs maisons sous peine de démolition de celles-ci. Cette procédure d’expulsion est au profit mercantile d’une entreprise immobilière des plus connues de la place. A noter que son propriétaire a été l’objet de recherches d’Interpol pour une affaire de fuite de 100 millions de dollars du Vietnam!

Plusieurs habitants ont déclaré, tour à tour, à Le Site info qu’ils avaient été surpris, l’année dernière, par la décision d’expulsion de leurs maisons qui leur ont été léguées par leurs grands parents depuis de longues décennies. Maisons et terrains dont ils possèdent, de surcroît, les titres de propriété!

L’un d’eux, Abdelhalim Abou Hassan, rentré du Canada, avait l’intention de s’installer dans la région. Son épouse a alors acquis de sa mère un maison de 266 m2 que le couple a restaurée et habitée. Et patatras! Une décision judiciaire a enjoint au couple de vider les lieux qui devaient être démolis car, leur a-t-on dit, le plan d’urbanisme y prévoit le passage des conduites d’égouts. Abdelhalim Abou Hassa s’était alors adressé à un expert typographique. L’expertise de celui-ci avait alors démenti cela, contrairement à ce que la commune avait prétexté à propos des conduites d’eaux usées.

Cet habitant précise qu’une société immobilière de la place a acheté plusieurs terrains à Dar Bouazza pour y construire des villas. Alors que d’autres maisons ont été effectivement démolies pour le même objectif, au moment où le tribunal avait annulé la décision de démolition. Les propriétaires n’avaient plus alors que leurs yeux pour pleurer puisque, sur l’emplacement de leurs anciennes maisons, des villas ont été bâties ou des routes ont été créées.

Devant ces actes de ce qu’ils appellent « une mafia » de l’immobilier, les quarante familles ainsi lésées de Dar Bouazza n’ont plus qu’un seul recours. Celui d’espérer une intervention royale afin que justice leur soit rendue.

Larbi Alaoui

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