500 opérations de fécondation in vitro pratiquées au Maroc

Cela fait exactement vingt cinq ans que la technique de la fécondation in vitro a été introduite au Maroc. La première née grâce à cette technique a aujourd’hui vingt cinq ans.
Nos confrères du quotidien Al Akhbar ont publié une enquête relative à l’utilisation de la technique in vitro au Maroc.
Il en ressort  que le taux de couples souffrant de problèmes de stérilité avoisine les 15 %, à égalité entre les hommes et les femmes.
Depuis l’introduction de cette technique au Maroc par le Professeur Youssef Boutaleb, 400 à 500 interventions sont recensées chaque année. Cependant à cause de la couverture médicale, plusieurs familles sont obligées de puiser dans leurs fonds propres.
La technique de la fécondation in vitro consiste à stimuler les ovules en dehors de l’utérus en y introduisant le sperme du mâle.
Ces opérations se déroulent dans des cliniques spécialisées et sont généralement onéreuses, c’est pourquoi, l’affluence reste relativement faible.
Elles sont effectuées par des médecins et des biologistes spécialisés et se déroulent dans des conditions et des lieux spécialement aménagés à cette fin.
Cependant, avant d’extraire l’ovule de l’utérus, la patiente subit un certain nombre d’analyses poussées. Et si les conditions sont réunies, l’incubation se fait dans les 36 heures après l’introduction d’un seul spermatozoïde.
Une lueur d’espoir
Cette opération coûte trente mille dirhams et même les médicaments dédiés au traitement de la stérilité ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie Obligatoire, ce qui dissuade plus d’un.
Selon une association opérant dans ce domaine, l’agence nationale de l’assurance maladie est en train d’étudier la possibilité d’inclure les médicaments traitant la stérilité dans la nomenclature des produits remboursables. D’après le Dr Amal Yassine, la cheffe de service de la planification stratégique de l’agence, qui intervenait lors d’un colloque organisé au mois de mai à la faculté de médecine de Casablanca, les négociations à ce sujet se poursuivent toujours, notamment avec les CHU qui ont accepté les propositions de prix en attendant que les organismes de gestion signent le protocole d’accord définitif. Elle a considéré, également, que la question du traitement  de la stérilité figure parmi les priorités afin d’assurer l’accès aux soins au plus grand nombre dans un esprit d’équité et d’égalité des chances.
Les risques
Toutefois, il subsiste un certain nombre de risques dans le processus de fécondation artificielle notamment le risque de porter des gémeaux ou des triplés voire plus, ce qui peut provoquer l’accouchement prématuré. De même qu’il y a des risques, qui demeurent mineurs, lors de la fécondation de l’ovule, lequel processus peut provoquer des infestions légères chez les patientes lors du prélèvement des ovules.
Parmi les risques, il y a également l’état des ovaires qui lors de l’intervention peuvent se gonfler et provoquer des douleurs au niveau de l’utérus. Certains cas, bien rares, présentent des difficultés respiratoires, des hémorragies ou encore la sécheresse de l’utérus. Les spécialistes affirment, cependant, que les statistiques se rapportant aux risques sont très minimes.
Taoufik Jdidi


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