11000 biens immobiliers abandonnés par des étrangers à Casablanca

Le directeur de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie a adopté dernièrement une nouvelle formule plus efficace pour prémunir et préserver de la spoliation des propriétés immobilières appartenant à des étrangers.

Le quotidien Assabah relève que les opérations de spoliation, à travers l’usage de faux documents, avaient augmenté, mettant au passage dans le pétrin nombre d’investisseurs ayant acquis des biens immobiliers avec des documents falsifiés. Situation qui a mis en péril leurs projets et instauré un climat d’instabilité dans les opérations immobilières.

Selon les sources du journal, l’Agence foncière a procédé à un recensement de ces biens à Casablanca, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur. Ce dernier a englobé les biens abandonnés appartenant à des étrangers. Cette opération a permis de découvrir que les dossiers de ces demeures sont restés gelés dans les cartons et rayons des services des agences foncières. Dossiers qui ont fait décupler les appétits de la mafia des spoliations immobilières, d’autant plus que le fait de prendre connaissance de leurs situations permettaient aux mafieux de mettre main basse sur ces biens par le biais de procurations au nom d’étrangers ou bien à travers des contrats fictifs et des plaintes judiciaires pour terminer l’opération de vente. Et ce, en réussissant à obtenir une décision de justice en leur faveur et à faciliter l’enregistrement chez l’agence foncière au nom du nouveau propriétaire, avec toutes les conséquences qui en résultent pour les victimes de ces réseaux mafieux.

Assabah affirme que l’opération du recensement s’est achevée et a identifié 11.000 biens immobiliers appartenant à des étrangers, rien qu’à Casablanca, répartis entre appartements, villas et terrains et dont les propriétaires ont quitté le Maroc depuis longtemps, certains avant l’Indépendance. On ignore leur état civil mais on n’exclut pas leurs décès vu leurs dates de naissance.

Le quotidien ajoute que les étrangers concernés appartiennent à trois nationalités avec la France en tête, suivie de l’Espagne et de l’Italie. Il précise que les ayants droits ne se sont pas manifestés auprès de l’Agence foncière pour  régulariser leur situation.

N.B.

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