Vers une cession des autoroutes du Maroc à une société française?

Les difficultés financières de la société des Autoroutes du Maroc (ADM) sont un secret de polichinelle. Celles-ci se répercutent sur son rendement global et sur la situation sociale très tendue qui y règne.

Son endettement est structurel et freine ses projets de développement, bien que l’Etat ait programmé 200 km chaque année. Des objectifs qui n’ont pas été atteints et des tronçons, tel celui d’El Jadida-Safi, ont connu des retards et des dysfonctionnements qui ont été largement couverts par les médias.

Pourtant, ADM entretient depuis des mois des contacts avec une société française spécialisée, en l’occurrence VINCI qui a installé le système de télépéage au Maroc. Celle-ci serait même intéressée à prendre la gestion totale des autoroutes du Maroc et c’est pourquoi plusieurs de ses experts examinent à la loupe les actifs et le patrimoine d’ADM ainsi que ses méthodes de gestion, rapporte le quotidien Al Massae.

Plusieurs remarques ont été exprimées à la partie marocaine notamment sur l’inexistence d’une convention collective seule à même d’assainir la situation sociale au sein de l’entreprise.

Entre-temps, les responsables d’ADM multiplient les navettes entre le Maroc et la France afin de finaliser les approches d’une cession qui si elle arrive à être officialisée, nécessiterait un feu vert gouvernemental. Or, ce n’est pas acquis, d’autant plus que le justificatif avancé pour cette cession serait le caractère chronique du déficit. Mais, selon les prévisions de croissance d’ADM, ce déficit s’estompera en 2018 et les bénéfices se profilent dès la saison 2019-2020.

S.L.




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