Un ministre saoudien défie Donald Trump

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Une phrase de Khaled al-Faleh, ministre saoudien de l’Énergie, défiant Donald Trump a eu comme effet de faire chuter le cours du baril de pétrole sous la barre des 60$ jeudi matin à l’ouverture de la réunion de l’Opep à Vienne. “Washington n’est pas en position de dicter sa conduite à l’Opep, qui n’a besoin de la permission de personne pour diminuer la production”, a-t-il lancé.

Et la réplique assassine à l’encontre du président américain est venue du ministre du Pétrole iranien Bijan Namdar Zanganeh: “l’administration américaine devrait savoir que l’Opep ne fait pas partie du département américain de l’Energie”.

Le président américain Donald Trump avait exhorté l’Opep, mercredi dans son moyen de communication de prédilection, le tweet,  à “maintenir sa production en l’état” afin de ne pas mécontenter les consommateurs.

Ces boutades ont fait reculer le Brent de sa valeur du jour de plus de 4,38% à 58,91$, tandis que le WIT cédait lui 4,33% à 50,64 dollars. Dans le sillage de l’effondrement des prix de l’or noir en ce jeudi matin, les bourses asiatiques et européennes suivaient aussi cette tendance alors que New York n’avait pas encore ouvert.

Cette baisse du prix du baril n’est, certes, pas, l’intention ni du ministre saoudien ni de celui de l’Iran, ni des autres membres de l’Organisation, qui comptent bien endiguer la dégringolade des cours de ces deux derniers mois, jugée à 30%. L’Opep qui pompe environ un tiers du brut mondial (32,90%) s’est effectivement réunie pour convenir d’une baisse de production suffisante afin d’équilibrer le marché pour un cours du brut se situant entre 60 et 70$ le baril. Restait à définir la quantité de barils à soustraire et de la production et des marchés. Séance houleuse en perspective !

M.J.K.

 

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