En s’alliant à l’université Mundiapolis, le fonds britannique Actis vise l’Afrique

Lotfi El Eulj, président du conseil d’administration de  Mundiapolis  et Amine Bensaid, président de l’université, ont annoncé, jeudi 19 mai, lors d’une conférence de presse au Four Seasons de Casablanca, l’entrée du fonds d’investissement britannique Actis dans le capital de cette université privée.

Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. Cependant, suite à cette acquisition, Actis est dorénavant majoritaire dans le capital de l’université marocaine.

Forte de ces vingt ans d’expérience dans l’enseignement, l’université Mundiapolis est née en 2009 «de la fusion de trois grandes écoles pionnières dans les secteurs de l’ingénierie financière (Polyfinance), du management et du droit de l’entreprise (IMADE) et de l’ingénierie automatique et électronique  (EMIAE)».

Son engagement  pour la réussite a donné naissance au programme d’accompagnement Mundia Tawjih. Il permet la prise en charge des étudiants «depuis le baccalauréat jusqu’à l’employabilité. Une formule gagnante puisque le taux d’embauche de ses lauréats est parmi les plus élevés du marché du travail marocain.

Pour sa part, Actis fait partie des fonds d’investissement les plus connus sur le marché financier mondial : plus de 6,6 milliards de dollars investis principalement en Amérique latine, en Asie et surtout en Afrique qui capte plus de 40% des investissements du fonds. Cet intérêt s’explique, selon Rick Philips, partenaire du fonds d’investissement Actis, par le fait que «l’Afrique est le continent qui connaîtra la plus forte croissance durant les vingt prochaines années». D’ailleurs, pour accompagner cette croissance : «N’est-il pas temps de créer la nouvelle génération des leaders africains ?»

Pari pris donc par Actis et Mundiapolis dont le prochain objectif n’est autre que de s’ouvrir à l’Afrique. Pour se faire, un budget de 100 millions de dollars sera investi : «A Actis, nous avons une vision que nous avons d’ailleurs appliquée dans l’enseignement supérieur au Brésil. Il s’agit du buy and build. Cette stratégie consiste à acheter des entreprises, à les intégrer, puis à s’agrandir à travers des expansions en greenfield. C’est-à-dire qu’on va construire des entités qui n’existaient pas avant. En Mondiapolis, on a trouvé une équipe de dirigeants qui ont plus de vingt ans d’expérience réussie. En s’adossant à eux, on pourra réussir cette expansion et créer un groupe leader en Afrique», a conclu Hicham Ouzzine, autre représentant du fonds britannique.

Mehdi Demni


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