Programme Intelaka: les banques déclinent leurs offres

Walis, directeurs de CRI, banquiers, présidents de chambre de commerce, ONG… tous ont pris part, à Rabat, à une rencontre autour du programme intégré d’appui aux TPME (Intelaka). Récap’.
Une nouvelle occasion de mettre l’accent sur le rôle d’accompagnement dans les régions à travers les centres régionaux d’investissements et les guichets bancaires. L’ensemble des acteurs de l’écosystème ont répondu à l’invitation du ministère de l’Intérieur dont le rôle est primordial sur toute la chaîne par l’intermédiaire des CRI et des walis. En effet, le Comité régional de coordination et d’accompagnement (CRCA) est présidé par le CRI et comprend l’ensemble des intervenants (BAM, OFPPT, GPBM, CGEM, CCG, etc.) Intervenant à cette occasion, Mohamed Benchaâboun a expliqué que la philosophie du programme va au-delà de l’acte de financement pour englober la transformation structurelle de l’économie en harmonie avec le nouveau modèle de développement. Il s’agit, selon le ministre des Finances, d’une rupture à travers une approche volontariste pour la création durable de l’entreprise. Cela dénote de l’engagement du secteur bancaire, mais aussi celui des assurances pour un changement de paradigme en matière de création d’entreprise.
Selon Benchaâboun, ce programme a suscité un grand intérêt auprès des jeunes. D’abord par sa taille (8 MMDH sur les trois prochaines années) et par des mesures mises en place par la Banque centrale ainsi que l’engagement des banques pour un taux de sortie de 2% dans les villes et 1,75% dans le monde rural. Sans perdre de vue la simplification des procédures, censée être inhérente au programme. Par ailleurs, la dimension de l’accompagnement devrait aussi être appréhendée avec tout l’intérêt qu’elle mérite. Dans ce sens, les CRI, en partenariat avec le secteur privé et la société civile, sont à même de mettre en place des infrastructures d’accompagnement avec une labellisation qui sera lancé incessamment. Enfin, l’accompagnement devra recourir aux plateformes électroniques pour toucher un maximum de personnes ciblées. L’accès au foncier, aux marchés publics ainsi que l’amélioration des délais de paiement constitueront enfin le trio gagnant pour aider les petites entreprises à être pérennes. Benchaâboun a par ailleurs annoncé que son département est en train de préparer une stratégie nationale de l’entrepreneuriat qui devra identifier l’ensemble des problématiques liées notamment au financement. Intervenant à cette occasion, Othman Benjelloun, président du GPBM, a qualifié Intelaka de magnifique dynamique qui donne de l’espoir aux porteurs de projets.
«Je réexprime la mobilisation du secteur bancaire pour la réussite de ce programme qui connaît un engouement de la part des jeunes porteurs de projet, venus en nombre aux agences», a-t-il souligné. Et d’ajouter que des dossiers de crédit ont été traités et même autorisés par certaines agences bancaires. En effet, selon Tariq Sijilmassi, président du Crédit agricole du Maroc, grâce à un partenariat avec Al Barid Bank, 1.200 agences ont été préparées pour les prises de contact avec les porteurs de projet. Par ailleurs, indique le responsable, des agences mobiles vont sillonner le territoire pour toucher la population rurale, notamment lors des souks hebdomadaires. Sijilmassi a expliqué dans ce sens que la majorité des exploitations agricoles entrent dans la catégorie des TPE, et seules 2 à 3% d’entre elles sont des PME. Toutefois, il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un refinancement des anciens crédits. Afin de lever toute ambiguïté, les financements sont exclusivement dédiés à une création ou à un élément nouveau (modernisation, nouveau process). La Banque populaire a pour sa part autorisé 200 dossiers et reçu, depuis le lancement du programme, quelque 1.000 dossiers. Mohamed Kettani, président d’Attijariwafa bank, a également confirmé la mobilisation générale des agences de son réseau avec entre 5.000 et 12.000 visites par jour liées au programme. Selon lui, 90% des visiteurs viennent s’informer sur les procédures. Plusieurs sont alors redirigés vers Dar Al Moukawil qui, selon Kettani, va quadrupler la taille du réseau pour répondre au besoin d’information et de conseil.
Mostafa Bentak


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