PLF 2022: le gouvernement table sur une croissance de 3,2%

Le projet de loi de finances (PLF) au titre de l’exercice 2022, examiné lundi lors du conseil de gouvernement, table sur une croissance économique de 3,2% et un déficit du Trésor de 5,9% du produit intérieur brut (PIB).

Le PLF-2022, dont les hypothèses ont été dévoilées lors d’un point de presse tenu à l’issue du conseil de gouvernement par le ministre délégué chargé des Relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, la ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui et le ministre délégué chargé du Budget, Faouzi Lekjaa, prévoit aussi la création de 250.000 postes d’emploi direct en deux ans.

D’après les ministres, ce projet de loi a été élaboré sur la base des hypothèses d’une récolte céréalière de 80 millions de quintaux (Mqx) et d’un prix moyen du gaz butane de 450 dollars/tonne.

Dans ce sens, Mme Fettah Alaoui a affirmé que le PLF-2022, qui vise à répondre aux attentes des Marocains et à renforcer l’activité économique, repose essentiellement sur les discours et instructions de SM le Roi Mohammed VI, ainsi que sur les recommandations du nouveau modèle de développement et le programme gouvernemental, présenté au Parlement la semaine écoulée.

Les mesures de ce projet de loi de finances, a-t-elle poursuivi, ont pour objectif de promouvoir l’emploi, en particulier de la jeunesse, précisant qu’un total de plus de 250.000 postes seront créés durant les deux prochaines années, à partir de 2022, avec un enveloppe budgétaire de 2,25 milliards de dirhams (MMDH). Il s’agit également de l’activation de la protection sociale, via l’aide aux personnes en situation de handicap, l’assurance maladie obligatoire au profit des personnes en situation de précarité.

Parallèlement, Mme Fettah Alaoui a souligné que le PLF-2022 accorde une place de choix au capital humain et ce, en priorisant la santé et l’éducation qui profiteront de plus de 9 MMDH.

Pour ce qui est de la réforme de l’administration et de la bonne gouvernance, la ministre a fait savoir que ce chantier permettra d’améliorer les services et de rationaliser la gestion administrative à même de répondre aux ambitions des citoyens, mettant en avant l’effort considérable déployé en matière de l’investissement public via une enveloppe dédiée de 245 MMDH.

Par ailleurs, Mme Fettah Alaoui a indiqué qu’outre le programme « Intelaka », le programme « Al Forssa », qui vise à promouvoir plus de 50.000 jeunes et à créer des opportunités d’emploi, sera mis en œuvre.

Elle a aussi fait remarquer que le PLF-2022 intervient dans un contexte international « très important », caractérisé par une année et demie de pandémie mondiale et de la reprise de l’activité économique à travers le monde entier, en particulier dans la zone Euro qui est considérée comme le 1er partenaire du Royaume.

Et de rappeler que la vision proactive de SM le Roi et les mesures « audacieuses » mises en place pour lutter contre la crise sanitaire ont permis d’améliorer la situation économique au Maroc, avec une croissance prévue à plus 5,7% en 2021.

De son côté, M. Lekjaa a relevé que les hypothèses d’élaboration du PLF du prochain exercice sont « réalistes », « ambitieuses » et anticipent les futures évolutions aux niveaux national et international.

L’élaboration de ce projet de loi, a-t-il soutenu, comprend des mesures portant sur des secteurs sensibles liés aux attentes des citoyens, la bonne mise œuvre de la protection sociale, notamment en matière du passage à la deuxième catégorie de bénéficiaires du régime d’assistance médicale (Ramed) et de l’instauration des procédures de la généralisation des allocations familiales à partir de 2023.

En outre, M. Lekjaa a fait observer que l’augmentation de l’investissement public à 245 MMDH a nécessité d’agir sur plusieurs mesures fiscales et douanières qui permettent les opérateurs économiques de développer leurs activités et évoluer dans un environnement sain et confortable, ainsi que sur la pression fiscale pour la préserver à des niveaux garantissant une bonne compétitivité de l’entreprise nationale.

Il a, à cet égard, souligné qu’il était important d’aboutir à des résultats qui assurent l’acquittement des engagements fiscaux et la mise en œuvre des conclusions de la loi-cadre liée aux impôts et au financement de la protection sociale.

Et de conclure que la reprise économique en 2021 contribuerait à la préservation des équilibres macroéconomiques à même de garantir la souveraineté financière du Royaume.

AS



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