Les bonnes nouvelles de la CNSS pour le secteur du tourisme

Ramadan est un mois béni pour les employés du secteur du tourisme, transporteur touristique et restaurants classés. Ils sont près de 52.000 salariés à se partager une jolie enveloppe d’environ 200 MDH dans le cadre du paiement des indemnités forfaitaires de la Caisse nationale de sécurité sociale au profit du secteur du tourisme au titre des mois de janvier et février, rapportent nos partenaires Les inspirations ECO. 

Une bonne nouvelle pour les petites mains du secteur touristique. Le paiement des indemnités forfaitaires de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) au profit du secteur du tourisme, au titre des mois de janvier et février, est intervenu mercredi 6 avril. Ce déblocage est effectué en tenant compte du début du mois de Ramadan et de la trésorerie très asséchée des salariés en cette période pandémique.

Selon les informations des Inspirations ÉCO, cette aide cumulée pour les deux premiers mois de l’année concerne un total de 52.000 assurés pour un montant d’environ 200 MDH. Une aubaine donc pour les bénéficiaires, salue Mustapha Amalik, Secrétaire général de l’Association de l’industrie hôtelière de Marrakech (AIH). «Pour deux mois successifs c’est une bonne chose» dans ce contexte de Ramadan marqué par une hausse des prix des denrées alimentaires.

Dans une récente enquête d’opinion, le HCP fait état d’une détérioration du niveau de vie des Marocains au quatrième trimestre de 2021, avec 67,4% des ménages qui déclarent une dégradation de leur pouvoir d’achat au cours des 12 derniers mois. Le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à -55,2 points, contre -41,5 points au trimestre précédent et -46,6 points au même trimestre de l’année passée.

Au cours des 12 prochains mois, 29,4% des ménages s’attendent à une dégradation du niveau de vie, 42,5% à un maintien au même niveau et 28,1% à une amélioration. Le solde d’opinion relatif à cet indicateur s’établit, ainsi, à -1,3 points contre 9,3 points au trimestre précédent et -17,4 points au même trimestre de l’année passée, alors que les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 78,6% des ménages contre 2,4% seulement qui s’attendent à leur baisse.

Du coup, «on aurait aimé un versement de l’intégralité du soutien financier», souligne l’opérateur qui rappelle dans la foulée que le secteur a fait une longue traversée du désert durant ces deux ans de crise. Pour rappel, l’aide a été mobilisée pour la première fois au plus fort de la crise durant, notamment, la période allant du 1er juillet 2020 au 30 juin 2021.

Elle a été reconduite pour couvrir les quatre derniers mois de 2021 avant d’être prolongée de nouveau pour les mois de janvier, février et mars cette année. Le champ de l’action de l’aide a considérablement évolué au fil des mois.

Aujourd’hui, elle bénéficie aux établissements d’hébergement classés, aux agences de voyage agréées par l’autorité gouvernementale en charge du tourisme, aux restaurants touristiques classés, au transport touristique pour les personnes autorisées par l’autorité gouvernementale en charge du transport, ainsi qu’aux entreprises intérims ayant des contrats avec les employeurs des sous-secteurs du tourisme précités, signés avant fin février 2020.

Si aujourd’hui, pour les salariés, la mesure est une aubaine, du côté des opérateurs, certains minimisent la portée de celle-ci qui ne profite qu’aux affiliés à la CNSS avec plusieurs mois de retard. Non seulement le montant est dérisoire, face aux charges des bénéficiaires dans ce contexte de hausse des prix des denrées alimentaires, mais également et surtout, c’est un argument faible pour faire revenir les ressources humaines parties tenter leur chance dans d’autres secteurs, nous expliquait un opérateur dans une précédente édition.

Autre source d’inquiétude, le mois de mars va coïncider avec la fin de l’aide pour cette énième reconduction. Si la mayonnaise de la relance touristique semble prendre, les plaies de la crise liée au Covid ne sont pas complètement cicatrisées alors que le secteur perd toujours des clients du fait de l’obligation de présenter, à la fois, un pass vaccination et un test PCR pour les visiteurs.

«C’est une perte pour le Maroc qui profite aux concurrents qui se contentent de demander soit l’un, soit l’autre», regrette Mustapha Amalik.

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO


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