L’économie marocaine en bonne santé, mais…

L’économie nationale “devrait” enregistrer un PIB en croissance de 3,5% en 2020 contre 2,3% l’année dernière. Ce n’est pas nous qui l’avançons, mais plutôt le Haut Commissariat au Plan qui l’annonce.
Contre toute attente, l’instance explique ses prévisions par une évolution de 4,2% des impôts et taxes sur les produits nets de subventions. Le HCP indique également qu’il s’est basé sur la loi de Finances 2020 pour avancer ces chiffres. La reprise des transferts des Marocains résidents à l’étranger et des investissements directs étrangers est également un élément qui a été pris en compte. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possible à en croire l’institution marocaine chargée de nous donner des chiffres.
Même la Banque mondiale (BM) table sur une croissance de 3,5% pour le Maroc en 2020, s’appuyant sur une série d’indices positifs tels que la bonne santé du secteur agricole, les réformes politiques et le tourisme.
Paradoxalement à cet élan d’optimisme, beaucoup d’entreprises (souvent petites) font faillites au Maroc. Selon Euler Hermes, leurs défaillances ont même augmenté de 7% en 2019. En même temps, le très faible niveau d’épargne des Marocains laisse augurer d’une économie morose.
Le Projet de loi de Finance a prévu des changements pour 2020. Mais on reste sur notre faim. Unique changement concernant l’épargne, pour le Plan d’épargne «actions», le plafond est passé de 600.000 DH à 2 millions de dirhams. Que ce soit les salariés ou les professions libérales, ceux qui vont placer de l’argent, soit individuellement, soit à travers leur employeur pourront donc récolter un joli butin d’ici quelques années. Mais beaucoup d’autres requêtes sont restées lettre morte au niveau du PLF… Sans parler du fait que ces mesures ne profiteront pas à tout le monde, à l’instar des SARL. Au final, seuls les “riches” vont réellement bénéficier de ces changements.

H.B. (Les Inspirations Eco)

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