Le projet de loi de finances rectificative vu par un chercheur

Le projet de loi de finances rectificative témoigne de « la politique volontariste de l’Etat » de surmonter les effets de la pandémie du Covid-19 à travers un soutien ciblé des activités économiques et des ménages affectés, a indiqué, mardi, Abderrazak El Hiri, Enseignant-chercheur à la FSJES Fès.

Le projet de loi de finances rectificative traduit également le grand intérêt accordé par l’Etat aux secteurs prioritaires, notamment la santé, l’éducation, la formation, la sécurité et la transition numérique, a-t-il affirmé dans une déclaration à la MAP.

Pour lui, les effets économiques se sont répercutés négativement sur les finances publiques et ont rendu désuètes les hypothèses qui ont sous-tendu la préparation de la loi de finances initiale de 2020 et plus particulièrement l’hypothèse de croissance économique à réaliser et celle relative au niveau du déficit budgétaire à contenir.

Le changement radical de la conjoncture économique et du jeu des stabilisateurs automatiques, a rendu nécessaire la mise sur pied d’une loi de finances rectificative, a souligné El Hiri, relevant que cet exercice est considérée à la fois comme un instrument ayant pour objectifs l’endiguement des effets de la crise, la stabilisation macroéconomique mais également comme un moyen pour relancer l’activité économique.

L’atteinte des objectifs fixés par ce projet de loi passe impérativement par un effort en matière d’investissement public aussi bien de l’Etat, des Etablissements et Entreprises publics et des Collectivités territoriales pour relancer la demande globale et préserver l’emploi dans le secteur privé.

Il ne faut pas omettre l’idée que la loi de finances rectificative n’est que l’instrument d’une politique budgétaire qui doit être cohérente en matière des décisions prises et en harmonie avec les différentes facettes de la politique générale de l’Etat, a-t-il soutenu.

La politique budgétaire, a-t-il expliqué, se doit d’être « intelligente » en respectant des principes directeurs, à savoir la promotion de la croissance économique par un appui à l’entreprise productive, à la productivité et à l’emploi, la nécessité de veiller à ce que les impulsions budgétaires produisent des effets multiplicateurs élevés, ainsi que la prudence quant au financement du déficit budgétaire qui va résulter de l’action volontariste de l’Etat en matière budgétaire.

Cette prudence est le seul garant contre toute augmentation du poids de la dette du trésor, dette préjudiciable aux générations futures, a-t-il fait savoir.

S.L. (avec MAP)

Articles similaires

Suggestions d’articles

Elections sénatoriales-Egypte: un Marocain à la tête d’une mission d’observation

La Ligue des Etats arabes a nommé le diplomate marocain Ahmed Rachid Khattabi à la tête de sa délégation chargée d'observer les élections sénatoriales égyptiennes, dont le premier tour se tiendra les 11 et 12 courant.