France: un groupe bancaire va supprimer 500 postes

Le groupe bancaire BNP Paribas va supprimer 500 postes en France, affirme jeudi Le Monde.

BNP Paribas Securities Services, filiale dite de conservation de titres qui comptait 2.531 salariés fin 2018 en France, prévoit “une réduction de 446 à 546 postes en trois ans, et donc une baisse d’environ 20% des effectifs”, indique le journal qui s’appuie sur un document interne.

L’information a été confirmée dans la soirée par le groupe bancaire: BNP Paribas envisage de réduire les effectifs de sa filiale de conservation de titres en France d’ici à trois ans et “sans départs contraints”, a affirmé le groupe dans un communiqué, relayé par les médias français.

«BNP Paribas Securities Services a lancé un programme avec pour objectif de permettre la poursuite d’une croissance durable et profitable, en optimisant son modèle opérationnel et en simplifiant son organisation», a ajouté le groupe bancaire, tout en indiquant qu’il n’y aurait pas de départs contraints.

A l’instar du reste du secteur bancaire européen, le groupe est soumis à une baisse de ses marges rognées par les taux bas, une concurrence exacerbée entre établissements et la volatilité des marchés nourrie par les tensions commerciales. C’est dans ce contexte que s’inscrit la démarche de BNP Paribas qui a pris le parti d’accélérer les transferts de postes vers des pays à moindres coûts salariaux, en particulier le Portugal.

Selon le Monde, les salariés du groupe ont été informés de cette décision à l’issue d’un comité d’entreprise qui s’est tenu le 5 juin, ajoutant que la banque ne recourra pas aux licenciements collectifs, conformément au « pacte social responsable» noué avec ses salariés établis en France, durant sa privatisation dans les années 1990.

BNP Paribas mise plutôt sur les départs naturels (démissions, départs à la retraite), mais aussi sur des reclassements au sein du groupe pour absorber les restructurations, selon le journal. Une démarche qui laisse sceptiques les syndicats. « Nous ne voyons pas comment la direction peut faire partir près d’un quart de son staff sans un plan de départs volontaires. La mobilité interne a ses limites », a souligné un représentant syndical de BP2S cité par le journal.

Ces dernières semaines, les institutions européennes ont tour à tour annoncé des plans de suppressions de postes par milliers (18.000 emplois chez Deutsche Bank, la première banque allemande (un cinquième de ses effectifs), 4 000 chez HSBC, 3 000 chez Barclays…, afin de préserver leur rentabilité dans un univers de taux bas et parce que le numérique et l’automatisation des tâches réduisent les besoins en main-d’œuvre, souligne le journal.

Première banque de la zone euro en 2018 par ses actifs, et 8ᵉ groupe bancaire international, BNP Paribas constitue l’un des piliers de l’industrie bancaire française. Le groupe est coté au premier marché d’Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.

S.L. (avec MAP)

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