Cour des comptes: la SNRT frôle l’arrêt cardiaque

Le rapport qu’a dressé la Cour des comptes sur la situation de plusieurs entreprises et établissements publics continue à dévoiler des faces jusqu’ici cachées. Après l’ONCF pointé du doigt sur un certain nombre de dysfonctionnements managériaux, c’est au tour de la Société nationale de radiodiffusion et télévision (SNRT) de subir les foudre de Driss Jettou.

L’audit de cette société a révélé qu’elle souffre de difficultés financières importantes en rapport avec son modèle économique qui impacte son rendement. En effet, le Conseil d’administration du 30 juin 2015 a relevé que le chiffre d’affaires a drastiquement baissé et que la direction a systématiquement eu recours à l’endettement structurel auprès des banques. Ce repli a commencé en 2010 et le rapport indique que les recettes ne couvrent même pas la moitié des dépenses et des frais. Ainsi, les revenus publicitaires n’ont pas dépassé pendant cette année 169 millions de dirhams, alors que les salaires des employés ont atteint 520 millions.

Parmi les reproches adressés à la direction de la SNRT, le rapport cible les retards successifs et accumulés quant à la mise en oeuvre des termes des deux contrats-programmes signés avec l’Etat pour les périodes 2006-2008 et 2009-2011. Or, depuis 2012 aucun effort n’a été entrepris dans ce sens, malgré la proposition de la SNRT de conclure un accord de 1.6 milliards de dirhams pour la période 2012-2014. Mais, comme chacun le sait, la mésentente entre le Ministère de la communication et la SNRT a empêché l’application de cet accord.

La Cour des comptes s’interroge par ailleurs sur l’utilité d’acheter un terrain vague pour 20 millions de dh et un autre terrain dans la zone de Technopolis pour la coquette somme de 36 millions afin d’y construire le nouveau siège de la société.

H.L.

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